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Alex Smith impressionne et un futur duel Patriots/Giants?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle belle fin de semaine de football nous avons eu la semaine dernière! Une bataille de tous les instants et jusqu’à la dernière minute entre les Saints et les 49ers, une performance digne d’un quart incroyable en Tom Brady avec ses six passes de touché. Pour finir le week-end, la grosse surprise, l’élimination des Packers par Eli Manning et ses Giants. Le match entre Baltimore et Houston n’a pas été phénoménal, mais les Ravens ont fait respecter la logique en l’emportant.

 

Smith impressionne!

Ce qui a retenu mon attention pendant le match entre les Saints et les 49ers, c’est la tenue du quart des Niners, Alex Smith. La semaine dernière, je disais qu’il fallait que la défense permette à Smith de ne pas en avoir trop à faire, mais il a démontré qu’il est capable de faire gagner son équipe. Sans avoir obtenu les 462 verges de Drew Brees, ses qualités de passeur ont permis à l’ailier rapproché Vernon Davis de connaître une excellente partie avec 180 verges amassées, dont la passe décisive qui a permis à San Francisco de prendre l’avance avec dix secondes à faire au match! En plus de se servir de son bras, Smith a également montré qu’il peut courir, comme en démontre sa course de 28 verges pour un touché.

Le match a été excitant jusqu’à la toute fin, les deux équipes se relançant à tour de rôle avec des touchés dans les dernières minutes du match! Suite au touché de Smith, ça n’a pris que trente secondes avant que Brees complète sa passe de touché à Jimmy Graham que ce dernier a ramené sur 80 verges. Le problème, c’est que justement, ils ont marqué trop rapidement! Si les Saints avaient pu écouler le temps avant d’aller marquer le touché, les Niners n’auraient pas eu tout le temps disponible pour se rendre de l’autre côté du terrain. On ne peut toutefois pas les blâmer, qui aurait prédit que Graham ferait un touché sur cette passe? Les deux équipes étaient affamées, voulaient la victoire et mis à part le résultat final, on ne peut pas identifier un perdant. Un des meilleurs matchs de la saison et surtout des dernières années!

Brady à la hauteur de son talent

Six passes de touché dans un match, c’est énorme. Si, en plus, cinq d’entre elles se produisent en première demie, alors c’est encore plus impressionnant. Ces six passes égalent même un record de la NFL pour une seule joute éliminatoire. Si on reste dans les records, l’ailier rapproché Rob Gronkowski a lui aussi établit un record avec trois attrapés pour des touchés dans un match d’après-saison.

Ainsi, la saison de ce cher Tebow a pris fin abruptement. Après avoir créé une commotion dans la NFL cette saison avec son attitude de gagnant et ses opinions religieuses très exposées, après avoir vaincu les Steelers et leur défense redoutable, le conte de fée prend fin. Depuis quelques parties, les critiques par rapport à son bras s’étaient atténuées, surtout après une performance de 316 verges contre Pittsburgh, mais avec seulement 9 passes complétées contre les Patriots…

Ce qu’il faut retenir c’est surtout qu’une équipe s’est présentée mieux préparée que l’autre. Chez les Patriots, on savait qu’il faudrait porter beaucoup d’attention à Tebow et on a bien réussi à le contenir, même ses jambes n’ont pas été une grande menace! De l’autre côté, les Broncos devaient miser beaucoup sur leur défense, mais ils n’ont visiblement pas tenu le coup après les touchés rapides de Brady. Bien que l’unité au complet fut décevante, mon bonnet d’âne revient au secondeur de première année Von Miller. Celui dont je vous parlais la semaine dernière comme un aspirant au titre de recrue défensive de l’année a connu un match terrible. Aucun plaqué, aucun sac du quart, rien du tout! Même chose pour l’ailier défensif Elvis Dumervil, qui n’a effectué qu’un plaqué. Quand tes meilleurs joueurs ne se présentent pas, il est difficile de remporter un match éliminatoire et c’est exactement ce qui s’est produit avec les Broncos.

Eli a le dessus sur Rodgers!

Peu de gens voyaient  un scénario comme celui de dimanche passé se produire. Qui aurait dit que les Packers, l’équipe avec la meilleure fiche en saison régulière avec quinze victoires contre seulement une défaite, avec une attaque dévastatrice et un quart arrière de la trempe d’Aaron Rodgers se ferait éliminer dès son premier match éliminatoire? De surcroît, contre les Giants, une équipe qui ne s’était qualifiée pour les éliminatoires que lors de son dernier duel de la saison?

Ce qui a joué en la faveur des Giants, c’est qu’ils ont pu compter sur le momentum qu’ils détenaient depuis la fin de la saison. Au cours des dernières semaines, ils ont remporté victoires après victoires et ils avaient soif pour encore plus. Dans leur duel de la semaine dernière, ils ont appliqué constamment de la pression en défense contre le quart Matt Ryan et les Falcons n’ont marqué que deux petits points. Face aux Packers, version très améliorée des Falcons, New York n’a eu qu’à appliquer la même formule et ça a porté fruit. On a limité Aaron Rodgers à 264 verges, sa troisième pire performance de la saison et c’était ce qui était important. Du côté défensif, malgré les vingt points engrangés par Green Bay, on peut dire que les joueurs ont bien rempli leur mission, les Packers ayant mis au tableau leur deuxième plus petit nombre de points de la saison.

Il faut également donner du crédit à Eli Manning et son arsenal offensif qui a bien répondu. Si on voulait remporter le match, il fallait jouer au même niveau que les Packers, soit tenter de mettre le plus de points au tableau. Le quart de Giants s’est offert une excellente performance de 330 verges et trois touchés et a permis à son équipe de mener 20-10 après la première demie. Victor Cruz avait été le receveur dominant pendant la saison, mais Manning a pu compter également sur Hakeem Nicks qui a complété deux touchés et amassé 165 verges. En ce moment, les Giants sont en confiance et il semble que rien ne peut les arrêter.

Belle bataille, mais la défense gagne des championnats!

La partie qui a rassemblé le moins d’adeptes est probablement celui entre les Texans et les Ravens. Toutefois, les deux équipes ont eu un parcours très intéressant. Les Texans, après la blessure de leur quart numéro un, Matt Schaub, et de son substitut Matt Leinart, ont mis leur destinée entre les mains du quart recrue T.J. Yates. Se qualifiant pour les éliminatoires pour la première fois de leur histoire, ils ont vaincu les Bengals pour avancer au deuxième tour. Du côté des Ravens, ils se sont qualifiés pour les éliminatoires pour une quatrième saison de suite et le quart Joe Flacco a mis son nom dans le livre des records pour le plus de présence en éliminatoires après quatre saisons.

Les deux équipes comptent sur des éléments intéressants en attaque, notamment du côté du champ arrière, avec Arian Foster chez les Texans et Ray Rice avec les Ravens. Mais autant à ce niveau qu’à celui des receveurs, l’arsenal offensif n’a pas été tant un facteur. Certes, Foster a couru 132 verges et le receveur Andre Johnson a obtenu 111 verges par la passe, mais la performance des quarts n’a pas valu à leur équipe respective beaucoup de points. Ce n’est pas avec 184 (Yates) et 176 verges (Flacco) qu’une équipe va très loin!

C’est plutôt au niveau défensif que le match s’est joué, les Texans effectuant cinq sacs du quart (gracieuseté de J.J. Watt et Brooks Reed), alors que les Ravens ont intercepté trois passes. En fin de compte, la profondeur défensive des Ravens a fait la différence, avec les vétérans Ed Reed, Ray Lewis, Terrell Suggs et Bernard Pollard.

Patriots et Giants pourraient-ils se retrouver?

Encore une fois, les duels de cette semaine nous présenteront des équipes très défensives contre d’autres très offensives.

Du côté des Ravens, la clé sera la performance du quart Joe Flacco. Pas très inspirant la semaine dernière, il n’a pas non plus un historique très reluisant en éliminatoire. Certes, il a gagné cinq matchs en quatre ans, mais ses statistiques personnelles ne font peur à personne. Un pourcentage d’efficacité moins élevé qu’en saison régulière tout comme sa moyenne de verges par la passe, Flacco a beaucoup à faire pour montrer qu’il est plus qu’un quart « correct ».

De l’autre côté du spectre, les gros noms de la défensive des Pats devront se lever pour stopper Flacco et sa bande. Les Vince Wilfork, Jerod Mayo et Joey Arrington n’ont pas aidé la défense à connaître une bonne année au niveau statistique, mais ils devront en faire plus afin de mener les Pats au Super Bowl. Quant à Tom Brady, sa tâche sera de remettre le ballon comme il le fait si bien et de varier ses cibles entre Wes Welker, Rob Gronkowski et Aaron Hernandez. Si les Ravens arrivent à arrêter le jeu aérien, ça pourrait aller un peu plus mal et on devra se tourner vers le jeu au sol. Mais qui sait, Bill Belichick pourra peut-être nous sortir un lapin de son chapeau encore cette semaine, alors qu’il avait utilisé Hernandez comme porteur de ballon à quelques reprises contre les Broncos!

Dans l’autre match à l’affiche, les deux équipes devront faire attention au front défensif adverse. Du côté des 49ers,  on devra avoir à l’œil Jason Pierre-Paul, Michael Boley et Osi Umenyiora qui vont presser le quart, une toute autre dynamique que celle des Saints la semaine dernière. Face à un quart comme Alex Smith, il pourrait y avoir des dommages. Toutefois, comme je le disais plus haut, Smith a pris plus d’assurance au cours de la dernière partie et il pourrait surprendre, surtout qu’il a montré qu’il sait utiliser ses jambes à bon escient. Quant aux Giants, ils feront face à la défense qui a le meilleur ratio de la ligue en terme de revirements avec un +17. Même si eux sont à +7, la défense des Niners est dangereuse et on ne pourra pas se relâcher pendant un jeu ou deux.

Côté offensif, l’avantage revient certainement aux Giants. Leur attaque est balancée, avec plusieurs receveurs compétents, des porteurs de ballons qui se partagent bien la tâche et un quart en pleine possession de ses moyens. Je me répète, mais les Giants sont en confiance depuis quelques semaines et on dirait que rien ne peut les arrêter! On a pleinement confiance en Manning, qu’on surnomme depuis quelques jours «Elite » Manning! Les Giants comptent également sur de bons éléments offensifs, comme Frank Gore et Vernon Davis, mais il faudra que les joueurs de soutien en donne beaucoup plus pour aider Smith. Un match qui pourrait aller d’un bord comme de l’autre, les deux équipes regorgeant de motivation!

Bon weekend de football à tous!

 

Hugo Trahan

Hugo étudie présentement à l'UQAM en journalisme. Passionné de sports, particulièrement de hockey et de football, le calibre importe peu. Porté par un intérêt certain pour la statistique et le côté moins médiatique du sport, ses chroniques témoigne de son amour pour ce domaine.

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