19. New England Revolution
Voici le premier de 19 articles présentant chacun une équipe de la MLS. On commence aujourd’hui avec une équipe de la conférence de l’Est, le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.
The Revs font partie des dix équipes qui ont inauguré la première saison de la Major League Soccer (MLS) en 1996. Basé à Foxborough, au Massachussets, le club appartient à Robert Kraft, aussi propriétaire des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.
Comme plusieurs autres clubs de la MLS, le Revolution s’est basé sur des éléments historiques pour son nom. Comme la région de la Nouvelle-Angleterre a été très impliquée dans la Révolution Américaine, il a été décidé que l’équipe porte ce nom patriotique.
Sur le terrain, l’équipe a connu sa part de mauvaises performances. Malgré le fait que la formation des premières années était formée presqu’entièrement de joueurs de l’équipe nationale des États-Unis, elle n’a jamais réussi à se rendre plus loin que la première ronde des séries, cela en 1997. À partir de 2002, toutefois, avec l’arrivée en poste de l’entraîneur-chef de l’ancien joueur de Liverpool Steve Nichol, le club va atteindre un record de huit saisons consécutives avec une place en séries éliminatoires. Durant cette période, de 2002 à 2009, le Revolution s’est rendu en finale de conférence six fois, dont trois années de suite en finale de la Coupe de la MLS. Même s’ils n’ont toujours pas acquis ce titre malgré trois finales, il s’agit d’un bel accomplissement pour une équipe qui a plutôt mal commencé son aventure en MLS.
Nichol est d’ailleurs reconnu comme étant un des meilleurs entraîneurs du circuit, et a été extrêmement respecté par les partisans du club de la Nouvelle-Angleterre. Plutôt normal pour un homme qui a su sortir le club de son marasme et en faire un des plus compétitifs de la ligue.
L’an dernier, toutefois, les Revs ont terminé dernier de l’association de l’Est, totalisant un nombre peu alléchant de 5 victoires, un record de franchise. Il s’agit donc de deux années consécutives sans participer aux séries éliminatoires, et l’organisation a décidé que c’en était fini de Steve Nichol. L’ancien de Liverpool compte tout de même 301 matchs en tant qu’entraîneur en MLS à son actif, le plus haut total de la ligue. Il a été remplacé par Jay Heaps, qui, en tant que joueur, a joué 250 matchs avec le Revolution, toutes compétitions confondues.
Durant les premières années, les Néo-Anglais – si vous me permettez l’appellation -, jouaient dans le Foxboro Stadium, aujourd’hui détruit. Depuis 2002, ils jouent plutôt dans le Gillette Stadium, qu’ils partagent avec les fameux Patriots de la Nouvelle-Angleterre.
Ce stade a une capacité totale de 68 756 places. Le club a réussi à y attirer 61 316 fans lors d’un match éliminatoire de la MLS Cup en 2002, un record de la ligue.
Le Revolution compte d’ailleurs trois groupes très imposant de partisans qui s’installent dans The Fort, section à admission générale du stade: les Midnight Riders, surnommés ainsi en l’honneur de deux héros de la Révolution Américaine, le Rebellion et le Rev Army.
Cette saison, le Revolution doit se trouver une nouvelle identité. Le changement d’entraîneur fait en sorte qu’une nouvelle stratégie et une nouvelle façon de jouer doit s’implanter. Un peu comme on le voit avec l’Impact de Montréal, il s’agit pratiquement de rebâtir une équipe et de lui ancrer sa philosophie. En ce mode de présaison, Jay Heaps essaie de faire pratiquer son équipe le plus souvent possible, lui «marteler son message pour qu’il s’établisse bien clairement dans leurs têtes».
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Jean-François Téotonio
Jean-François Téotonio étudie en Journalisme à l'UQAM. Littéralement passionné par l'«événement sportif», il s'intéresse à tous les sports, en particulier au tennis, au soccer et au hockey sur glace. Toujours à la recherche des émotions qu'engendre un match important, tous sports confondus, il saura vous les commenter avec sa plume droite et éclairée.



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