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L’unité spéciale

S’il fallait chercher un seul point positif cette saison chez le Canadien, on pourrait parler des unités spéciales. Ah, non, on va mettre ça au singulier : de l’unité spéciale.

Au moment d’écrire ces lignes, le désavantage numérique du Canadien se trouve au premier rang de la Ligue nationale avec un taux d’efficacité de 89.5%.

Attention, le prochain segment pourrait vous surprendre.

L’unité de désavantage numérique du Canadien en 2011-2012 pourrait devenir la meilleure de l’histoire de la LNH. Le record de 89.25% est détenu par les Stars de Dallas lors de la saison 1999-2000.

Fin des surprises.

Les succès du désavantage s’expliquent par l’efficacité de la paire Josh Gorges-Hal Gill et du brio du gardien Carey Price. Le duo de défenseurs a bloqué pas moins de 263 tirs. Gorges est d’ailleurs le meneur à ce chapitre dans la LNH.

Gill et Gorges, éléments clé du désavantage numérique © Richard Wolowicz/Getty Images

Il ne faut pas non plus oublier l’apport de plus en plus important de Alexei Emelin. Au cours de la saison, il a su s’imposer physiquement certes, mais aussi grâce à son jeu intelligent. Les années d’expériences qu’il a acquis dans la KHL commencent à porter fruit.

Normalement, la barre visée par chaque équipe est le 100% lorsque les deux pourcentages des unités spéciales sont additionnés. Le total du Canadien s’établi à 101.7%.

Toutefois, l’efficacité de ses unités de désavantage numérique biaise les chiffres. Si le Canadien excelle lorsqu’il joue avec un nombre réduit de joueurs sur la glace, c’est tout le contraire lorsqu’il a l’avantage d’un homme. Avec un taux de succès (ou plutôt d’insuccès) de 12.3%, le Tricolore est dernier dans la LNH à ce chapitre.

L’acquisition de Tomas Kaberle n’aura finalement pas eu l’effet escompté et Pierre Gauthier s’est en même temps encombré d’un lourd contrat jusqu’en 2013-2014.

Le Canadien possède donc une chance de mettre un baume sur cette saison qui sera reléguée aux oubliettes. Un désavantage numérique incroyable qui n’aura finalement pas servi à grand-chose.

Adam Malouin

Adam Malouin étudie en journalisme à l'Université du Québec à Montréal et est un collaborateur régulier au Camp des Recrues. Possédant plusieurs années d'expériences dans différents sports comme le hockey, le soccer et le football, il a acquis les compétences nécessaires afin de bien comprendre les facettes du sport lui permettant ainsi de partager connaissances et critiques.

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