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Mais pourquoi donc?



Crédit photo: bso

Je suis enfin remis de la défaite au Super Bowl. Ça aura pris une bonne semaine, mais j’ai été capable de ranger mon chandail des Patriots dans ma garde-robe sans broncher. J’ai même vu coach jouer au golf à Pebble Beach et je pouvais supporter d’avoir une pensée patriotique.

En relation avec cette défaite, l’article de mon collègue Jean-François Téotonio m’a fait grandement réfléchir sur ma vie en tant que partisan (quelque peu intense) de sport. Je me suis mis à compter les bons coups et les mauvais.

Il y a eu la coupe Stanley de 93. J’avais 5 ans, mais je me rappelle très clairement de l’avoir écoutée en direct, en plus de l’avoir mise au programme chaque samedi et dimanche matin après Vazimolo durant les deux années suivantes. Ce fut ma première connaissance avec la victoire, sans toutefois être un moment important à l’époque, car j’étais encore trop jeune. Sinon depuis, pas grand-chose chez le Canadien. Les deux seules vraies belles chances étaient en 2007, l’année où on avait fini 1er dans l’Est, pour finalement s’incliner en demi-finale de l’Est. Et bien évidemment, il y a l’année de la finale de l’Est, mais c’est encore les maudits Flyers qui ont brisé nos rêves.

Je n’ai pas commencé à écouter le football sérieusement avant 2004-2005, donc j’ai vécu les trois Super Bowl des Pats mais sans vraiment être un partisan fini comme je le suis aujourd’hui. Pour me remercier de joindre leurs rangs, ils vont perdre deux Super Bowl en 4 ans aux mains de la même équipe. Le seul bon souvenir que j’ai, c’est simplement la joie de finir la saison avec un beau 16-0 qui ne vaut rien de toute façon.

Quand les Expos sont partis, ils ont laissé le plus grand vide dans mon coeur de montréalais. Je n’ai jamais été aussi déçu d’un évènement relié au sport. D’un seul coup, ma jeunesse disparaissait. Perdre un championnat, ça fait mal, mais perdre une équipe c’est encore pire. Ayant développé un attachement avec les Red Sox l’été d’avant, j’ai joins le Red Sox Nation dès le départ des Expos. Avec classe, ils m’ont remercié avec une belle série mondiale. Depuis cette année-là, je n’ai jamais lâché les Sox une seconde et lorsqu’on a gagné en 2007, il s’agissait sans aucun doute du plus beau moment sportif de ma vie. Surtout parce que c’était le seul où j’étais assez vieux/assez partisan.

Si on fait le compte, mon passé émotionnel sportif chargé penche vraiment plus dans le négatif que dans le positif. J’imagine que pour la plupart de mes amis/collègues/connaissances c’est la même chose. Spécialement puisque nous sommes tous montréalais.

Mais au-delà de me donner mille raisons de me plaindre, cela me fait réfléchir à la partisannerie sportive en générale. Pourquoi je m’arrache les tripes, assis dans un coin de sofa sans être capable de bouger/parler/manger devant une stupide partie? Pourquoi je gueule comme un perdu quand Erik Cole marque? Pourquoi est-ce que je passe tant de temps à réfléchir aux possibilités d’accéder aux séries du Canadien? Pourquoi je laisse le sport affecter ma vie comme il l’affecte actuellement?

Mais pourquoi donc ?

Étienne Brière

Étudiant en journalisme à l'UQAM, Étienne est un passionné de sport. Le «petit gars de Rosemont »est un grand expert de Baseball, Basketball, Football et Golf. Son style vivant et unique va vous présenter les choses sous des angles inusités. Grandement inspiré par la culture populaire et toujours avec une touche d'humour, il risque de vous divertir avec ses grandes théories sorties directement de ses observations sur le monde du sport.

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