Tweet

Pourquoi pas la ringuette?

«Ce que je leur dis, c’est viens voir un match et après on s’en reparlera!» C’est ce que répond la joueuse et entraineuse du Montréal Mission, Stéphanie Séguin, aux garçons qui osent dénigrer le sport qu’elle pratique depuis l’âge de quatre ans, la ringuette.

La Montréalaise est attaquante pour l’équipe du Montréal Mission, une équipe de la ligue nationale de ringuette (LNR). Elle fait également partie de l’Équipe Canada depuis 2004 et a déjà évolué une saison en Finlande en 2005.

Grandir avec la ringuette

«Quand j’avais quatre ans, je regardais ma mère jouer au hockey, et un jour j’ai vu des petites filles jouer à la ringuette. C’est là que je lui ai dit, je veux jouer, mais pas avec les garçons», explique Stéphanie. Quand elle était jeune, le hockey était plutôt associé aux garçons, c’est pourquoi elle a choisi la ringuette au départ. Plus tard, elle a essayé le hockey. Elle a pratiqué les deux sports en même temps, mais c’était trop prenant. Finalement, elle a arrêté son choix sur la ringuette. «J’ai toujours aimé mieux le jeu d’équipe de la ringuette, c’est pourquoi j’ai continué ce sport.»

Avant d’atteindre le niveau national, la joueuse a du passer à travers plusieurs camps de recrutement auxquels on peut participer sous invitation de l’entraîneur de l’équipe. «La sélection des joueuses se fait par rapport à leurs performances en saison. Pour faire partie de l’équipe nationale, on doit absolument faire partie d’une équipe de la LNR.»

Sa saison actuelle avec le Montréal Mission va bon train, elles sont présentement en première place après 26 parties jouées et visent le championnat canadien. Elles doivent bien performer pendant les séries pour y arriver. Pour ce qui est de l’équipe nationale, aucun championnat n’aura lieu avant 2013. En attendant, Stéphanie a toujours des camps de pratique aux trois mois avec la formation. Ces camps de pratique peuvent durer une fin de semaine et même jusqu’à une semaine entière.

De la joueuse à l’entraîneuse

En plus de jouer, Stéphanie Séguin est entraîneuse au niveau élite. En ce moment, elle s’occupe d’une équipe composée de filles âgées entre 16 et 18 ans, le Cadette AA du Montréal Mission. L’ambiance est à la fête justement dans l’équipe, car les filles viennent d’apprendre qu’elles s’en vont au Championnat canadien qui aura lieu en avril prochain, en Colombie-Britannique. Elles sont dans les préparatifs pour le grand départ. En attendant, elles ne doivent pas cesser de travailler fort, car leur classement initial au Championnat canadien dépend de leur performance aux Provinciaux.

Selon l’entraîneuse, la clé du succès à la ringuette est l’esprit d’équipe. «Sur la glace, c’est important d’être rapide, de faire des passes et de savoir communiquer. Le succès d’une équipe dépend vraiment de comment les filles jouent ensemble», explique-t-elle.

Vers un sport olympique

Aussi coordonnatrice du développement et enseignante en sport étude pour Ringuette Québec, Stéphanie participe activement à l’expansion du sport. «Je souhaite très fort que ça devienne un sport olympique. Le sport est jeune, il n’a que 50 ans, mais on travaille fort pour développer la ringuette, afin qu’il y ait assez d’équipes au niveau international», affirme la passionnée. Pour l’instant, seulement quatre pays ont une équipe nationale soit la Finlande, les États-Unis, la Suède et bien sûr le Canada. «La France, la Russie et la République Tchèque sont en développement, on a donc espoir de voir le nombre d’équipes augmenter d’ici peu.»

Au Québec, Stéphanie espère que la ringuette se répandra dans les universités et au niveau collégial. Pour l’instant, il n’y a que l’Université de Sherbrooke qui compte une équipe. Les joueuses ne peuvent donc pas jouer beaucoup de matchs. Elles se pratiquent toute l’année pour affronter les autres établissements du Canada au championnat inter-universitaire qui a lieu en décembre.  Au niveau secondaire, la ringuette en sport-études est pratiquée depuis sept ans. Ce sport en constante évolution finira peut-être même par être pratiqué par des hommes. «La ringuette a été créée pour les filles, c’est pourquoi les garçons ne veulent pas jouer, mais la plupart de ceux qui l’essaient aiment ça, raconte Stéphanie. Ça ne me surprendrait pas qu’un jour la ringuette devienne mixte, comme le hockey.»

Le Camp des recrues suivra l’évolution des deux équipes de Stéphanie Séguin dans leur ascension vers le championnat canadien.

Crédit photos: Yannick Royer-Lacombe

Alexandra Piché

Alexandra étudie en journalisme à l'UQAM. Très active, elle ne pourrait vivre sans faire de sport. Elle aime autant pratiquer les arts martiaux, ou les sports de glisse que les sports d'équipes. Depuis quelques années, elle voit les sports de compétition d'une autre façon, puisqu'elle est entrée dans le monde de l'arbitrage. Étant très curieuse, elle souhaite vous faire découvrir des facettes moins connues du sport.

3 Commentaires

  1. Bravo à toi… que de renseignements dans ton article qui nous ont fait découvrir l’importance de ce sport et son esprit d’équipe. Tu as le feu sacré et nous te félicitons..

    Nous te souhaitons beaucoup de succès dans ta future carrière.

    Yves et Marthe Barilxxx

  2. Nous jouions à l’école lorsque j’étais au secondaire et j’aimais bien cela. Natalie faisait même partie d’une équipe qui compétitionnait quand elle était aussi au secondaire. Demande à ton père combien de temps ça peut faire. Ca ramène des souvenirs. Beau travail, ton article est bien intéressant et ce serait bien qu’il contribue pour que ça revienne à la mode. Juste à le lire, ça me tenterait de faire une petite ‘game’.

  3. C’est vrai que c’est un sport un peu oublié, comme bien d’autres aussi malheureusement. Avec de bons articles comme celui-ci publié sur un très bon site fait par des jeunes, peut-être qu’ils deviendront plus populaires dans le futur!!! Bon travail à toute l’équipe!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>