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À la recherche du meilleur défenseur



Nicklas Lidstrom. Crédit : Dave Sandford - Getty Images

« It takes brains. It’s not like a forward, where you can get away with scoring and not play defense. On defense you have to be thinking.” – Chris Chelios

Y’a-t-il vraiment quelqu’un pour contester que Nicklas Lidstrom est le meilleur défenseur des deux dernières décennies dans le hockey, et probablement l’un des plus grands, dans la lignée des Raymond Bourque, Bobby Orr, Paul Coffey et autres Doug Harvey? Peut-on vraiment douter des capacités exceptionnelles du premier Européen de l’histoire à remporter la Coupe Stanley à titre de capitaine de son équipe?

Si vous n’avez jamais vu Lidstrom jouer, vous pouvez du moins vous fier à quelques statistiques. Depuis son arrivée dans la LNH à l’âge de 21 ans (en 1991-92, saison recrue où il inscrit 60 points), les Red Wings ont toujours participé aux séries éliminatoires. C’est donc dire que, dans toute sa carrière, il n’a jamais eu à connaître la déception de ne même pas pouvoir danser au cours du bal d’après-saison. Quatre Coupes Stanley soulevées, un Conn-Smythe (joueur le plus utile en séries), six trophées Norris (meilleur défenseur en saison régulière), plus de 1100 points en carrière, une médaille d’or aux Jeux Olympiques de Turin en 2006…

Ce n’est pas assez? Il n’a connu qu’une saison dans le négatif dans la catégorie des plus/moins (-2, l’année dernière). À part ça, il s’est toujours tenu dans le vert dans cette statistique révélatrice de la capacité d’un joueur à bien défendre son territoire. Sa pire saison en carrière pourrait bien être l’actuelle : il n’a cumulé que 34 points jusqu’à maintenant. Considérant qu’il a 41 ans et que, l’an dernier, il a réussi à passer la barre des 60 points, on peut bien lui pardonner. Joueur solide, il n’a jamais manqué plus de 6 parties lors de la même campagne (si on exclut cette année).

Au-delà des chiffres, sa constance, son leadership, son effort constant sur la glace et sa réputation de gagnant transcenderont l’histoire du hockey. En environ 20 ans dans la LNH, il n’a jamais cessé d’être exceptionnel.

Et maintenant, alors que l’homme aura bientôt 42 ans et que la retraite semble proche, il faut trouver au roi de la défense un successeur digne de ce nom. Probablement qu’aucun joueur actif dans la Ligue n’arrivera à atteindre le niveau d’excellence de Lidstrom. Mais, tout de même, les candidats à sa succession sont nombreux. Tout comme cela été fait avec les attaquants, trouvons maintenant qui est le meilleur défenseur au monde.

Voici les critères qui seront utilisés dans la comparaison qui sera effectuée.

  • Les talents défensifs du joueur. Marquage de l’adversaire, robustesse, première passe, etc.
  • Les talents offensifs du joueur. Parce qu’un défenseur qui fait des points, c’est encore mieux.
  • L’équipe du joueur. Les coéquipiers d’un joueur peuvent  l’aider à mieux ou, au contraire, à moins bien paraître. C’est à considérer.
  • L’historique du joueur. Il convient de regarder les saisons précédentes afin de déterminer si l’individu observé est en amélioration ou en chute libre dans le cours de sa carrière. Il faut aussi se demander si un joueur qui connaît une bonne saison cette année pourra vraiment répéter ses exploits dans le futur, et ce, par un regard sur son passé.

Raymond Bourque, le meilleur défenseur québécois de l'histoire.

Ces critères seront évalués qualitativement mais aussi quantitativement grâce à une note de A, B, C ou D. Note : un joueur jouant dans une équipe FORTE est avantagé par ce fait, et doit donc, dans mon classement maison, recevoir une note qui le désavantage par rapport à un joueur qui joue dans une équipe FAIBLE. Un D sera donné à celui qui joue dans l’équipe FORTE, et un A dans celui qui se trouve dans l’équipe FAIBLE. Veuillez aussi noter que ces critères ne sont qu’un point de repère qui résume les habiletés du joueur et que le choix du « meilleur défenseur de la LNH » ne se fera pas uniquement sur la base de ceux-ci.

Julien Lamoureux

Étudiant le journalisme à l'UQAM, Julien eut la première fois l'idée de lancer un site de sports avec ses collègues à l'automne 2011. C'est grâce à un blogue de hockey qu'il a géré qu'il a découvert une passion pour les nouvelles technologies. Il s'intéresse aussi au football, au soccer et au plus de disciplines possibles. Il aime suivre le sport, mais il préfère par-dessus tout le pratiquer. @julienlamoureux sur Twitter.

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