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À la recherche du meilleur défenseur



Kristopher Letang

N’eut été une mise en échec douteuse de Max Pacioretty lors d’un match Canadiens-Penguins chaudement disputé au mois de novembre dernier, le nom du Longueillois Krisopher Letang aurait fort probablement fait partie de ceux annoncés par la Ligue National de Hockey cette semaine lors du dévoilement des trois candidats au trophée Norris remis au meilleur défenseur.

Avant le début de la saison, Letang faisait partie de ces arrières qui partent toujours vite dans les pools de hockey. Les experts et amateurs de hockey avaient en effet été témoins de la progression de Letang depuis son repêchage (3e ronde en 2005) suivi de deux médailles d’or aux Mondiaux juniors et de deux finales consécutives de la Coupe Stanley. Quand, en juillet 2010, Sergei Gonchar quitte l’équipe de la Pennsylvanie, le message est clair : l’avenir passe par Letang.

Kristopher Letang. Crédit : Associated Press

Kristopher Letang. Crédit : Associated Press

Si Pacioretty n’avait pas dûrement frappé Letang, donc, et que celui-ci était resté sur la touche plutôt que de revenir plus tard dans le match, les choses auraient été sensiblement différentes dans la lutte pour le Norris. Malheureusement, les 31 parties manquées par le défenseur québécois l’ont virtuellement exclu de la course. C’est bien dommage, parce que sur les 51 rencontres qu’il a disputées, ses statistiques sont meilleures qu’à n’importe quel autre moment de sa carrière. 10 buts, 42 points, un différentiel de +21 et un temps de jeu moyen de plus de 24 minutes, voilà qui devrait convaincre les sceptiques.

Et si les chiffres ne vous disent pas grand-chose, convainquez-vous en regardant Letang jouer. Flamboyant à la ligne bleue, il mène son équipe comme un quart-arrière. Sa vision du jeu est exceptionnelle. Ajoutez à cela sa vitesse et sa rapidité d’exécution et vous obtenez un des meilleurs joueurs pour relancer le jeu à partir de sa zone dans la Ligue. Pas le plus gros ni le plus fort, il est néanmoins capable de s’imposer physiquement et même de jeter les gants à l’occasion. Son intensité se transforme des fois en agressivité non-contrôlée, ce qui n’aide pas sa formation, mais on ne peut pas lui reprocher un manque d’effort. Certains le trouvent arrogant, mais ça fait partie de sa personnalité et, bien souvent, ça joue à son avantage.

Alors l’année prochaine, quand viendra le temps de faire vos prédictions et vos repêchages de pool de hockey, gardez un œil sur Letang.

Le bulletin

  • Talent défensif : B – encore des failles, comme le prouve son absence sur l’unité de désavantage numérique.
  • Talent offensif : B – il sera sûrement un habitué des saisons de 60 points bientôt.
  • L’équipe du joueur : D – les Penguins formaient l’une des meilleures équipes de la LNH malgré leur élimination rapide.
  • L’historique du joueur : C – il n’est pas un défenseur d’élite établi depuis longtemps.
Julien Lamoureux

Étudiant le journalisme à l'UQAM, Julien eut la première fois l'idée de lancer un site de sports avec ses collègues à l'automne 2011. C'est grâce à un blogue de hockey qu'il a géré qu'il a découvert une passion pour les nouvelles technologies. Il s'intéresse aussi au football, au soccer et au plus de disciplines possibles. Il aime suivre le sport, mais il préfère par-dessus tout le pratiquer. @julienlamoureux sur Twitter.

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