Tweet

Marc Bergevin est vraiment drôle

L'équipe d'Infoman publiait ce montage sur Facebook mercredi, demandant quel air prendra Bergevin lorsqu'il sera triste, choqué ou déprimé...

Une ère vient de s’achever: qu’on s’en attriste ou pas, fini le temps où la grève étudiante occupait tout l’espace médiatique!

Mercredi, Geoff Molson présentait aux médias et au public le nouveau directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, Le défenseur à la retraite a disputé 1191 matchs dans la LNH au cours d’une carrière professionnelle de 20 ans et aussitôt qu’il a pris sa retraite du jeu en 2004, il se retrouvait au sein du personnel de dépisteurs des Blackhawks de Chicago, l’équipe qui l’a repêché en 1983. Quelques années plus tard, après avoir occupé plusieurs autres postes toujours plus prestigieux chez les Hawks (directeur des dépisteurs, assistant entraîneur, adjoint au directeur général), il se retrouve à la tête de l’équipe de hockey mythique (mais déconfite) de sa ville natale. Et, selon Influence Communication, la nouvelle de son embauche a, en effet, presque complètement évacué la cause étudiante des nouvelles hier.

L’arrivée de Bergevin est saluée d’un bout à l’autre de la ville depuis hier. On dit que son expérience sera bénéfique aux jeunes joueurs de l’équipe; 5e, 6e ou 7e défenseur de ses équipes tout le long de sa carrière, son rôle était souvent d’être un «vétéran inspirant» qui venait en aide aux moins expérimentés de ses coéquipiers. Il fera donc preuve de beaucoup d’empathie, il sera plus proche des «boys» que son prédécesseur Monsieur Pierre Gauthier, il sait analyser le talent de ses joueurs et sa longue carrière qui l’a mené d’un bord à l’autre de l’Amérique a garni son carnet d’adresses de noms qui lui seront bien utiles pour avoir quelques tuyaux lors des moments cruciaux de son règne. Et puis il semblerait que Bergevin a une très bonne réputation à travers la ligue (à part peut-être chez Roman Turek, qui le maudit peut-être encore à cause de ça).

Photo: André Pichette, La Presse

Mathias Brunet souligne sur son blogue qu’on a de la misère à lui trouver des défauts: en effet, comme il n’a jamais été DG, on ne peut pas lui reprocher les erreurs de son passé comme on l’a fait pour d’autres… Mais le chroniqueur rappelle très justement qu’il faut toujours, toujours, toujours faire attention aux louanges dans un cas comme cette nomination. On le sait, ça ne sera pas très long avant qu’on en veuille à Bergevin pour un milliard de raisons (et rappelons que Réjean Tremblay, qui louange Bob Gainey dans la chronique citée par Brunet, a ensuite attribué à l’ancien DG du Canadien la cause d’à peu près tous les maux qui affligent la Terre).

Et si on ne lui trouve pas de défauts, on sait par contre qu’il est tout un bout-en-train! On n’a cessé de nous rappeler les coups pendables qu’il faisait à ses coéquipiers (comme se cacher dans un sac de hockey pour faire peur à un préposé à l’équipement), ou à quel point il est cocasse… tellement qu’à l’émission spéciale consacrée à sa nomination à RDS, on en est même venus à se demander si sa «désopilantitude» ne lui serait pas un handicap dans l’exercice de ses fonctions! Sacré Marc.

 

Martin Blais

Martin Blais est étudiant en journalisme à l'UQAM, il s'intéresse autant au sport qu'au phénomène social qu'il provoque et même s'il n'a pas le meilleur des coups de patin, le hockey est son sport de prédilection. Armé de sa passion pour les médias et la culture, il vous présentera le sports de manières insoupçonnées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>