Turquie. "Pratiques nazies" : Erdogan s'en prend (encore) à Merkel

Alain Brian
Mars 20, 2017

PrétexteLes relations entre la Turquie et l'UE se sont fortement dégradées ces dernières semaines après l'interdiction, notamment en Allemagne et aux Pays-Bas, de meetings en faveur du référendum auxquels devaient participer des membres du gouvernement turc.

M. Erdogan a par ailleurs de nouveau qualifié le journaliste germano-turc Deniz Yucel "d'agent du terrorisme" et de "prétendu journaliste", reprochant à l'Allemagne de l'avoir hébergé pendant un mois au consulat d'Istanbul avant qu'il ne se rende à une convocation de la police. Pourquoi cette campagne se joue-t-elle à ce point en dehors de la Turquie?

Les tensions sont exacerbées entre la Turquie et plusieurs pays européens, depuis que le président turc Recep Tayyip Erdogan a multiplié les charges verbales virulentes contre eux.

Les deux invités commentent l'attitude de la France qui a autorisé le week-end dernier la venue à Metz du ministre turc des Affaires étrangères.

"#Allemagne nazie #Pays-Bas nazis". Vous voulez savoir ce que j'ai écrit?

Des captures d'écran ont été diffusées montrant les comptes également piratés de l'ancien Premier ministre français Alain Juppé, de l'ancien champion de tennis allemand Boris Becker ou encore du club de football allemand du Borussia Dortmund. On se rappelle qu'en 2012, Erdogan avait accusé Nicolas Sarkozy d'être un "raciste anti-turc " et d'être le fils d'un "tortionnaire légionnaire complice du génocide algérien "...

M. Erdogan avait promis de "faire payer le prix" aux Pays-Bas pour ce traitement, rappelant selon lui "le nazisme et le fascisme". Martin Schulz, futur rival social-démocrate d'Angela Merkel aux prochaines élections, a jugé les propos d'Erdogan "indignes d'un chef d'Etat", estimant même que "la Turquie est en train d'évoluer vers un Etat autoritaire". "Tusk et Juncker, il faut geler les négociations d'adhésion maintenant", a tonné mercredi dans l'hémicycle le chef de file des eurodéputés libéraux, le Belge Guy Verhofstadt. Jusqu'à présent, le président turc n'a pas prévu de se déplacer en personne en Allemagne pour promouvoir son référendum auprès des quelque 3 millions de Turcs ou personnes d'origine turque vivant dans le pays.

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