2 bébés prématurés morts après un possible surdosage — Nancy

Evrard Martin
Mai 16, 2017

La maternité régionale de Nancy (Meurthe-et-Moselle) où s'était déroulé le rapt en décembre 2012.

Le trouble demeure à la maternité de Nancy depuis la mort de deux nouveaux-nés, le 25 avril dernier. Très rapidement, un médicament, le Phosphoneuros, semble particulièrement pointé du doigt. Ces deux drames, survenus de façon aussi rapprochée, ont ému tout le personnel de l'établissement hospitalier.

Une information judiciaire pour "homicide involontaire" a été ouverte contre X afin "de définir quelles sont les causes exactes du décès et déterminer si d'éventuelles responsabilités peuvent être établies", comme l'a indiqué le parquet. Deux juges d'instruction ont été saisis de l'affaire et les parents se sont constitués partie civile. D'après les premiers éléments, il pourrait s'agir d'une erreur humaine mais la piste criminelle n'est pas exclue pour autant par les policiers.

L'enquête sur la mort de deux bébés prématurés hospitalisés au CHRU de Nancy s'orienterait vers la piste du surdosage médicamenteux, révèle ce lundi 15 L'Est Républicain qui précise cependant que l'enquête est encore loin d'être terminée. L'enquête se penche dès à présent sur une piste particulière: celle d'un possible surdosage de Phosphoneuros, une solution buvable qui aurait potentiellement été non-diluée ou mal dosée avant d'être administrée aux deux prématurés.

En parallèle, une "enquête médico-administrative" est menée par l'agence régionale de santé (ARS).

Quelques jours seulement après le drame, des mesures avaient d'ailleurs été mises en place pour renforcer la sécurité lors de la préparation des médicaments.

Depuis jeudi dernier, les personnels de l'hôpital doivent porter un gilet fluo avec l'inscription "Ne pas déranger, préparation de médicaments", afin de sécuriser au mieux la chaîne de préparation, ajoute le quotidien local.

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