8 personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête — Attentat de Manchester

Claudine Rigal
Mai 29, 2017

"La police britannique a été très claire sur le fait qu'elle veut contrôler le flux d'informations, afin de protéger l'intégrité opérationnelle" de l'enquête et pouvoir bénéficier "d'éléments de surprise", avait-elle expliqué. Il a fait 22 morts et 116 blessés dont 75 sont encore hospitalisés, selon un nouveau bilan. Arrêté mercredi 24 mai en Libye, le jeune homme de 20 ans se revendique du groupe État Islamique.

En signe de solidarité, le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a effectué une visite éclair à Londres. Il s'est dit confiant que "la relation spéciale" entre les deux pays "surmonterait" l'incident "particulièrement malheureux" des fuites dans l'enquête de police aux médias américains, dont il a pris "l'entière responsabilité", dans une déclaration à la presse. Donald Trump s'est engagé à poursuivre les responsables. Et elle a écourté, "compte tenu de la menace", son déplacement au G7 de Taormina (Italie) d'où elle rentrera dès vendredi soir au lieu de samedi.

Alors que le Royaume-Uni a été placé en état d'alerte " critique", le plus haut degré de vigilance impliquant qu'une nouvelle attaque est jugée " imminente", des soldats et des policiers, dont une équipe de démineurs, sont intervenus jeudi matin dans le quartier de Hulme, une banlieue de Manchester, après la découverte d'un colis suspect. Le groupe jihadiste, qui perd du terrain en Syrie et en Irak, a multiplié les attentats en Europe ces derniers mois.

La sécurité se trouve désormais au centre de la campagne électorale.

Des premières fuites d'éléments de l'enquête dans des médias américains avaient déjà suscité l'exaspération de la ministre de l'Intérieur Amber Rudd.

"Il était en contact avec son frère et il était au courant de l'attaque ". La marge séparant les deux partis s'est considérablement réduite ces dernières semaines.

La sécurité s'est retrouvée de fait propulsée au coeur du débat politique.

Mme May a convoqué ces élections anticipées dans le but d'en sortir renforcée en vue des négociations de sortie de l'Union européenne qui doivent s'ouvrir peu après le scrutin.

Parallèlement, l'enquête sur le réseau jihadiste à l'origine de l'attentat se poursuit. Jeudi soir, la police à procédé à une nouvelle perquisition dans une maison à Wigan, petite localité située à l'ouest de Manchester, où un suspect avait été arrêté la veille. La police a demandé au public d'arriver "longtemps en avance" afin de procéder à des contrôles renforcés.

Alors que l'enquête suit son cours pour déterminer les motivations et liens entretenus par Salman Abedi avec des groupuscules terroristes, un article du Middle East Eye semble affirmer que le jeune homme de 22 ans auteur de l'attentat suicide de Manchester, ainsi que d'autres membres de sa famille, avaient des liens très étroits avec un groupe djihadiste appelé Groupe islamique combattant libyen (GICL), une branche d'Al-Qaïda qui aurait été appuyée par Londres dans les années 1990 pour éliminer Mouammar Kadhafi.

Quatre jours avant l'attentat, selon un proche de la famille qui vivait lui aussi à Manchester, Salman Abedi se trouvait en Libye. L'édition, se référant à un fonctionnaire turc, a également indiqué que le gouvernement turc avait envoyé mercredi aux autorités britanniques des données relatives à Salman Abedi.

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