Affaire Ferrand: sept Français sur dix souhaitent sa démission

Amand Boissieu
Mai 31, 2017

Richard Ferrand est dans la tempête depuis une semaine et les premières révélations du Canard enchaîné concernant une location immobilière des Mutuelles de Bretagne impliquant sa compagne.

Pour le ministre de la Cohésion des territoires, 73% des personnes interrogées jugent que les faits reprochés sont graves et 70% pensent qu'il doit quitter le gouvernement en remettant sa démission.

- Édouard Philippe: Non, il ne m'avait pas signalé qu'il avait embauché son fils pendant quatre mois pour 1.250 euros par mois, je crois.

À la question de savoir si le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, peut rester au gouvernement, le Premier ministre Édouard Philippe a répondu: "Je dis oui, après avoir parfaitement compris, avoir parfaitement conscience de l'exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement".

L'ex-députée européenne MoDem, proche du ministre de la Justice, François Bayrou a déclaré qu'elle ne comptait pas démissionner, tout en affirmant qu'elle n'était pas "accro au pouvoir".

"La tentative c'est d'atteindre l'un des premiers Marcheurs, ce n'est pas Richard Ferrand ancien directeur des Mutuelles de Bretagne", a-t-il indiqué.

Cible des attaques répétées à droite comme à gauche - le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a ainsi demandé "solennellement" sa démission -, Richard Ferrand a reçu une forme de soutien du député PS René Dosière, scrutateur des dépenses publiques.

Le quotidien évoque également un possible conflit d'intérêts, alors que Richard Ferrand était député et chargé de mission pour son ancienne entreprise.

S'il s'est abrité derrière le fait que la justice n'ait pas trouvé jusqu'ici matière à enquêter dans les informations publiées par la presse, il a néanmoins dit que, "par définition, il n'y a que la justice qui puisse lever le soupçon".

"Je me suis fixé des règles très claires comme chef de gouvernement", a souligné Edouard Philippe.

Cela "ne change rien" non plus "à ce qui a déjà été dit par à la fois le parquet de Brest et le parquet national", financier, a ajouté Richard Ferrand, qui n'a pas souhaité en dire plus. Pourtant, "il serait rentré dans son équipe", même s'il l'avait su.

"Il n'y a aucune complaisance à l'égard de quiconque (.), en même temps, nous ne cédons pas aux rumeurs", a plaidé sur France Inter le "M. Investitures" de REM Jean-Paul Delevoye.

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