Déjà deux coups de cœur au festival de Cannes

Pierre Vaugeois
Mai 19, 2017

Le glam rock, les années 50, Bob Dylan...

Avec ses deux personnages juvéniles affligés par le même déficit de communication, Todd Haynes s'impose un défi à sa mesure: bâtir un film où tout, ou presque, repose sur l'agencement formel de la fiction, aux dépens de la psychologie explicative et des dialogues redondants.

"Wonderstruck ", le nouveau film de l'Américain Todd Haynes ("Loin du Paradis ", "Carol "), met deux heures pour répondre à la question. Un garçon perd sa mère dans un accident de voiture. Rose, une jeune fille sourde dans les années 1930, rêve de rencontrer son actrice fétiche. Deux enfants perdus dans la grande ville et dans le labyrinthe freudien des affects dont les trajectoires parallèles à cinquante ans de distance vont finir, bien sûr, par se rejoindre.

Après une mise en route laborieuse qui entretient le flou artistique autour des deux protagonistes, la nature romanesque du récit se déploie délicatement pour aboutir au dénouement émotionnel attendu.

L'équipe du Muséé des merveilles (Wonderstruck) au festival. Il y a cette fois moins de coquetterie expérimentale que d'envie de raconter, simplement et directement, une belle histoire.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL