Des souris stériles se reproduisent grâce à la médecine 3 D

Evrard Martin
Mai 20, 2017

Implantés sur des souris stériles, des ovaires artificiels ont donc rétabli un cycle normal et même mené à des naissances.

Ces ovaires " imprimés " comprenaient notamment des follicules ovariens (un agrégat de cellules en forme de sac dans lequel se développe l'ovocyte) dans lesquels se trouvaient des ovocytes immatures d'après le site américain The Verge.

Des ovaires fabriqués en laboratoire, qui ovulent et permettent d'avoir des enfants: c'est grâce à la technologie de l'imprimante 3D que des chercheurs ont accompli cette prouesse scientifique. La bio-impression 3D permet de fabriquer des ovaires de taille variante, ce qui rend parfaitement possible leur adaptation à la taille du corps humain.

Les scientifiques ont utilisé une matrice imprimée en 3D, formée d'une sorte de gélatine réalisée à partir de plusieurs couches de collagène qui permet aux follicules de s'y nicher. Les chercheurs espèrent que la technique sera finalement appliquée aux femmes, dont les ovaires ont été endommagés par des traitements contre le cancer. Il est bon de voir des recherches sur de nouvelles façons de maintenir la fertilité. Si leur vie a été sauvée par la chimiothérapie et une haute dose de radiations, ce traitement a néanmoins pu infliger de graves séquelles à leur système reproductif: il détruit leurs ovocytes, augmentant les risques d'infertilité ou de ménopause précoce. Monica Laronda, co-auteur principale de la recherche, a déclaré: " Ce qui arrive chez certaines de nos patientes cancéreuses, c'est que leurs ovaires ne fonctionnent pas à un niveau suffisamment élevé et qu'elles doivent utiliser des thérapies de remplacement hormonal pour réenclencher la puberté ". "Cependant le travail n'a été fait que chez les souris, on ne peut pas encore savoir si cela pourrait être utile pour des personnes à l'avenir ". Les grilles devraient être adaptées en vue de supporter des vaisseaux sanguins de plus grande taille.

Leurs travaux sont publiés dans Nature Communications.

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