Législatives : les ministres de Macron sommés de soutenir les candidats REM

Claudine Rigal
Mai 19, 2017

Christophe Castaner, fidèle d'Emmanuel Macron, nouveau secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement et porte-parle du gouvernement, a vécu ce jeudi son premier Conseil des ministres.

"J'en suis le garant et, là-dessus, je serai intraitable", a souligné le président, "le long terme est à l'Elysée, les arbitrages quotidiens ou de moyen terme sont faits à Matignon".

Le président Macron ne veut pas "verrouiller sa com'" mais exige des ministres "confidentialité" et "discipline", a assuré Christophe Castaner, invoquant des "raisons pratiques", en l'espèce l'organisation de la traditionnelle photo de famille du gouvernement dans le vestibule du palais présidentiel et non dans les jardins en raison d'une météo capricieuse. Il a confirmé que les directeurs d'administrations centrales feront "l'objet d'un examen, d'un renouvellement ou d'un changement dans les semaines qui viennent".

Et au cas où ils l'auraient oublié, leur feuille de route est claire pour les législatives: "Chacune et chacun d'entre nous doit soutenir les candidats de la majorité présidentielle", a déclaré Christophe Castaner, le porte-parole du gouverrnement, ce jeudi lors du compte-rendu du conseil. La question se posait notamment pour Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, figures du parti LR et aujourd'hui aux manettes de la politique économique du gouvernement.

Macron, le rôle du président de la République est de 'fixer la stratégie', de 'donner un cap, un sens' et de préserver 'les équilibres de nos institutions'.

Le président, toujours selon Christophe Castaner, a achevé on intervention liminaire par 'une invitation: ne changez pas!' 'Si le président de la République et le Premier ministre ont choisi tel ou tel membre du gouvernement, c'est justement pour ce qu'ils sont', a-t-il souligné.

Christophe Castaner l'a toutefois proclamé, interrogé sur la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et les éventuels préalables qu'il aurait pu poser: un "ministre ne pose pas de conditions" à sa nomination.

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