La réclusion criminelle à perpétuité requise contre Francis Heaulme

Xavier Trudeau
Mai 18, 2017

La réclusion perpétuelle a été requise mercredi contre Francis Heaulme devant les assises de la Moselle où il comparaissait pour les meurtres de deux enfants à Montigny-lès-Metz il y a trente ans. Il est accusé d'avoir tué, le 28 septembre 1986, Cyril Beining et Alexandre Beckrich, 8 ans, à coups de pierre sur un talus SNCF de Montigny-lès-Metz.

Durant les quatre semaines d'audience, Francis Heaulme, quasiment impassible dans le box, s'est très peu exprimé, se levant uniquement pour répéter: "Montigny, c'est pas moi".

L'avocat général ainsi que le substitut du procureur ont demandé aux jurés de ne pas tenir compte de la défense de l'accusé et de l'absence d'aveux, considérant qu'un faisceau d'éléments concordants suffisait à démontrer la culpabilité de l'intéressé.

"Nous nous passerons d'autant plus volontiers de ces aveux que nous savons que les aveux peuvent fausser le raisonnement".

Un crime qu'il a toujours nié et qu'il nie encore, à en croire ses gestes de dépit, sur ce banc des accusés où son avocate historique, Me Liliane Glock, l'a rejoint.

Ce sont les derniers moments du procès de Francis Heaulme. Seulement voyez comme c'est facile, comme c'est utile. Mais rien, aucune preuve matérielle, "chou blanc".

Et de dérouler ce qui, selon elle, fragilise les rapprochements, les déclarations, les témoignages que l'accusation a présentés comme des preuves.

De l'autre côté de la barre, celle des parties civiles, un autre avocat, Me Dominique Rondu, qui intervenait au nom de la grand-mère d'Alexandre Bekrich, avait lui aussi replacé le nom de Patrick Dils au cœur des débats.

Ils ont choisi de suivre la conviction qu'avait exprimée devant eux à la fois l'ancien maréchal des logis Jean-François Abgrall, auquel on doit la résolution des autres crimes reprochés à Francis Heaulme, et celle des deux gendarmes, Francis Hans et Laurent Iltis qui ont été chargés de reprendre toute l'enquête après l'annulation de la condamnation de Patrick Dils.

"Clôturez cette affaire proprement".

Au prononcé du verdict, Francis Heaulme, en chemisette orange, n'a pas réagi.

Prévu jeudi, le verdict pourrait intervenir dès mercredi soir.

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