Le parquet de Paris ouvre une enquête en France — Vague de cyberattaques

Evrard Martin
Mai 15, 2017

Une porte-parole de la filiale de Renault en Slovénie, Revoz, a également indiqué que les ordinateurs de l'usine de Novo Mesto avaient été touchés, entraînant un arrêt de production. "Les problèmes sont principalement liés à la France où certains sites de Renault ont aussi subi des dysfonctionnements", selon le porte-parole.

Une enquête de flagrance a été ouverte dès vendredi soir pour "accès et maintien frauduleux dans des systèmes de traitement automatisé de données", "entraves au fonctionnement" de ces systèmes, "extorsions et tentatives d'extorsions".

Selon des sources concordantes, l'usine de Sandouville (Seine-Maritime), qui emploie 3 400 salariés et produit des utilitaires, essentiellement des Renault Trafic, à raison de 640 véhicules par jour, est notamment concernée.

Une attaque informatique de portée mondiale a touché des dizaines de pays dans le monde, dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 mai 2017.

L'unité opérationnelle conjointe d'action contre la cybercriminalité (JCAT) d'Europol, un groupe international de cyber-enquêteurs spécialisés, "est spécialement conçue pour apporter son aide dans de telles investigations et jouera un rôle important dans le soutien de l'enquête", a précisé Europol.

Contactée par l'AFP, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), chargée de coordonner la lutte contre le piratage informatique en France, a assuré samedi n'avoir "pas connaissance" d'autre victime dans l'Hexagone.

"Il faut absolument que les organisations appliquent les correctifs de sécurité", insiste en outre la porte-parole de l'agence, en appelant les entreprises comme les particuliers à la plus grand "vigilance". Son mode opératoire est basé sur un logiciel de rançon qui verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d'argent sous forme de bitcoins pour en recouvrer l'usage.

En Grande-Bretagne, plusieurs hôpitaux ont été visés.

Le constructeur automobile français Renault, la Banque centrale russe, plusieurs ministères russes, le géant américain de livraison de colis FedEx ou encore la compagnie de télécoms espagnole Telefonica ont également été touchés.

Des images ont été partagées sur les réseaux sociaux avec des écrans d'ordinateurs du NHS demandant le paiement de 300 dollars en bitcoins avec la mention: " Oups, vos dossiers ont été cryptés ".

Le service de santé national (NHS) du Royaume-Uni a été sévèrement touché par ces cyberattaques depuis vendredi, qui ont perturbé les activités des hôpitaux, des cliniques et des cabinets de consultation de médecins généralistes d'Angleterre et d'Ecosse.

En effet, des dizaines de milliers d'ordinateurs, dans au moins 99 pays, ont été infectés par un logiciel malveillant bloquant leur utilisation. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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