Les réactions locales au 1er gouvernement de l'ère Macron

Claudine Rigal
Mai 18, 2017

Cette nouvelle surveillance avait entraîné en septembre 2014 la démission du secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud quelques jours après son arrivée au gouvernement, pour cause d'arriérés fiscaux. Ils devront également déclarer au premier ministre l'ensemble des intérêts qu'ils ont eu à connaitre dans une période de cinq ans.

L'objectif est de peaufiner la composition et l'annonce, prévue en fin de journée, d'une équipe gouvernementale devant incarner à la fois le renouvellement politique cher à M. Macron, la parité hommes-femmes, et l'équilibre droite-gauche, dans la perspective de la bataille des législatives de juin.

Depuis lundi, 120 élus de la droite et du centre ont signé un appel à "répondre à la main tendue" par le nouveau président.

"Nous, candidats aux élections législatives de la majorité pour la France, union de la droite et du centre, nous engageons à défendre résolument les valeurs et le projet politique de la droite et du centre durant la campagne qui s'ouvre", affirment les 577 candidats investis dans ce texte. Parmi eux, le vice-président LR des Hauts-de-France, Gérald Darmanin.

Des socialistes ralliés dès la première heure à M. Macron pourraient entrer au gouvernement, comme le maire de Lyon Gérard Collomb. À la veille de la passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron, Bruno Le Maire -qui avait déjà déclaré être "prêt à travailler" avec Emmanuel Macron- avait appelé le nouveau locataire de l'Élysée à "faire un geste" en nommant un Premier ministre de droite.

M. Macron a par ailleurs promis une ouverture aux représentants de la société civile. Il cherche par exemple à convaincre Nicolas Hulot, ancien présentateur de télévision et figure respectée de l'écologie, d'accepter un "ministère de la Transition écologique". Mais "le risque, c'est que ce soit un trophée". Il pourrait choisir de propulser de jeunes espoirs issus du monde de l'entreprise, comme Astrid Panosyan, passée par la direction d'un groupe immobilier. Fidèle à la tradition, il était lundi soir à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel.

Dans un proche avenir, l'agenda présidentiel prévoit une visite de M. Macron auprès des troupes françaises au Mali, probablement vendredi, un déjeuner le 25 mai avec le président américain Donald Trump en marge du sommet de l'Otan à Bruxelles, avant le sommet du G7 en Sicile les 26 et 27.

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