Moon prêt à visiter le Nord — Corée du Sud

Alain Brian
Mai 15, 2017

Le grand favori des sondages et candidat du Parti démocratique de centre gauche recueillerait 41,4 % des voix, contre 23,3% pour le conservateur Hong Joon-pyo, issu du parti de la présidente déchue, et 21,8% pour le centriste Ahn Cheol-soo avec 21,8%. Le taux de participation, de 77,2%, est le plus élevé depuis 20 ans.

M. Moon a salué la foule qui scandait son nom sur la place Gwanghwamun, à Séoul, où des millions de Sud-Coréens ont manifesté pacifiquement à compter de la fin de l'an dernier pour chasser Mme Park.

Les tensions ont rarement été aussi élevées dans la péninsule.

Peu après son investiture, il s'est dit prêt à se rendre en Corée du Nord. "S'il le faut, je m'envolerai directement pour Washington. Je me rendrai également à Pékin et Tokyo, et même à Pyongyang si les conditions sont réunies ", a-t-il ajouté... Cet avocat catholique, dont la famille originaire de Corée du Nord avait fui le régime communiste. "Lorsqu'adviendra une réunification pacifique, la première chose que je veux faire est d'emmener ma mère de 90 ans dans sa ville natale", écrivait-il dans un livre publié en janvier. Elle a abouti à une période de détente avec la Corée du Nord, avec les rencontres en 2000 et 2007 entre les deux dirigeants de l'époque. Le parcours de Moon Jae-in, élu 19e président de la république de Corée, démontre qu'il n'appartient pas au courant dominant du pays. Les tentatives de rapprochement avec la dictature voisine se solde par l'ouverture du parc industriel intercoréen de Kaesong en 2004. Le journal, basé au Japon, a annoncé la victoire de M. Moon mais l'agence de presse publique de la Corée du Nord n'en a pas fait mention. Sa victoire a été saluée par Xi Jinping, son homologue chinois.

Les Sud-Coréens ont pris ce mardi 9 mai 2017 le chemin des urnes. "Ainsi, pour le quotidien sud-coréen, il serait bon que le gouvernement qui doit être nommé dans les semaines à venir soit " le plus large possible " afin d'inclure " des individus se trouvant hors de la sphère de ses propres partisans politiques et régionaux ". Dans un récent entretien avec le Washington Post, il a déclaré que Séoul devait "jouer un rôle de meneur sur les questions concernant la péninsule coréenne".

Depuis le début, la Chine s'est fermement opposée au déploiement de ce système, affirmant qu'il déstabilisait l'équilibre de la sécurité régionale et qu'il n'était guère efficace pour freiner la menace posée par les programmes nucléaires et de missiles de la Corée du Nord, que Pyongyang poursuit malgré la pression des États-Unis et au mépris des sanctions des Nations Unies.

Le nouveau président a également échangé pendant 25 minutes avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

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