Quel candidat pour "La République en marche !" à Uzès — Législatives

Claudine Rigal
Mai 12, 2017

En clair, l'équipe d'Emmanuel Macron se laisse une semaine pour faire décanter la situation, investir de nouveaux candidats (de gauche ou de droite) ou appliquer la stratégie de non-agression imaginée avec Manuel Valls.

Les premiers candidats officiels du mouvement La République en marche. 71 % de dossier masculins et 29 % de dossiers féminins " a détaillé Richard Ferrand. L'âge moyen des candidats est de 46 ans, a-t-il précisé.

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Les 428 noms des candidats du mouvement En Marche investis pour les élections législatives ont été révélés ce jeudi après-midi. Le cas de Manuel Valls est toujours à l'étude. Un conseil fondateur se tiendra avant le 15 juillet. La présidente par intérim revint à Catherine Barbaroux, ex-déléguée nationale En Marche, a-t-il précisé.

C'est l'une des subtilités du mouvement En Marche. Emmanuel Macron pensait que ses 66 % conduiraient presqu'automatiquement une frange de LR à solliciter l'investiture En Marche. Las. Alors que beaucoup de socialistes ont été retoqués, Richard Ferrand a aussi affirmé que les candidats étaient " issus de l'ensemble du spectre politique républicain ".

Au terme d'un feuilleton de trois ans de rivalité croissante et de vives tensions entre les deux hommes, qui ne se sont pas parlé depuis des mois, l'avenir politique de l'ancien Premier ministre se retrouvait en grande partie entre les mains de M. Macron. "Mais ceux chez qui on a une carte nous demande de la déchirer", a fait valoir Richard Ferrand, élu socialiste qui parle en connaissance de cause. Il a aussi rappelé quelles étaient les conditions qui ont prévalu à ces investitures: "au moins 50% de candidats sont issus de la société civile, il y aura au moins 50% de femmes et aucun candidat ne sera investi s'il a un casier judiciaire qui n'est pas vierge".

Tous, exception faite pour le MoDem, puisqu'un accord a été passé entre Emmanuel Macron et François Bayrou.

Une sélection " exigeante", selon Richard Ferrand, et pour cause: la pression sera forte pour les candidats n'ayant jamais mené de campagne électorale.

Dans la perspective des élections législatives des 11 et 18 juin, le mouvement En marche s'adapte. Restait à définir ce terme.

"Nous avons estimé que compte tenu des propos qu'ils tenaient (.), dans l'attente d'une évolution de leur part, il était intéressant de marquer dès aujourd'hui le fait que nous étions intéressés par leur discours", a dit sur RTL le président de la commission d'investiture, Jean-Paul Delevoye. De quoi embrouiller un peu les esprits. Richard Ferrand a confirmé cette disposition.

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