Sifflets et problème technique pour la projection de "Okja" — Festival de Cannes

Pierre Vaugeois
Мая 20, 2017

Pas rancunier, le réalisateur Bong Joon-ho a ironisé devant les journalistes après la projection.

Tout au début du générique, le logo Netflix avait été accueilli par des sifflets, selon la même source. Une véritable bande-annonce cette fois, extrêmement prometteuse. Alors qu'elle vivait en auto-suffisance dans sa petite maison perdue sur une colline avec son grand-père et Okja, elle va découvrir un monde fait d'organismes génétiquement modifiés et de surproduction de viande, uniquement destinés à faire du profit, sans prendre en compte les impacts écologiques qui en découlent. La projection du film "Okja" commence.

C'était une projection très attendue.

Les organisateurs ont indiqué qu'ensuite "la séance a pu reprendre normalement". Avec des montants bien plus raisonnables, les derniers lauréats de la Palme d'Or sont venus à Cannes avec des films au budget moyen de 8 millions d'euros pour des recettes au box-office de 53 millions d'euros. La vie d'Adèle a ainsi rapporté 27 millions d'euros de recettes en salle pour un budget de 4 millions. Mais la situation évolue quand une multinationale familiale capture Okja et transporte l'animal jusqu'à New York où Lucy Mirando (Tilda Swinton), la directrice narcissique et égocentrique de l'entreprise, a de grands projets pour le cher ami de la jeune fille.

Alejandro González Iñárritu: dans "Carne y Arena", première oeuvre en réalité virtuelle sélectionnée à Cannes, le réalisateur mexicain, Oscar du meilleur film en 2015 pour "Birdman", immerge le spectateur, casque sur la tête et pieds nus dans le sable, aux côtés d'un groupe de migrants. Des films ésotériques et très beaux parfois. Il a également ironisé sur la projection mouvementée du matin: "je suis content que ce soit arrivé".

Le cinéaste a loué la liberté que lui offrait Netflix: "Aucune pression, notamment au sujet de la classification: ils m'ont dit que je pouvais mettre du sang partout si je le voulais".

Le responsable des contenus de la plateforme de vidéo à la demande, Ted Sarandos, répond à la controverse entourant deux films produits par Netflix et sélectionnés par le festival de Cannes cette année.

D'autres rapports

Discuter de cet article