Trump aurait révélé des informations classifiées au chef de la diplomatie russe

Claudine Rigal
Mai 18, 2017

Ces clichés, publiés par l'agence de presse russe Tass, n'ont pas été pris par des journalistes américains accrédités auprès de la Maison Blanche, mais par un photographe officiel russe.

"J'ai demandé au directeur Comey et à d'autres, depuis le début de mon administration, de trouver les RESPONSABLES DES FUITES dans la communauté du renseignement", a-t-il souligné.

À voir comment Donald Trump parviendra à se défendre face à un pareil scandale. Même le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, le républicain Bob Corker, a jugé ces révélations "très, très inquiétantes" si elles étaient avérées. Des informations obtenues par l'intermédiaire d'Israël, qui n'avait pas donné l'autorisation de les partager.

Les révélations sur les informations sensibles que Donald Trump auraient communiquées à des responsables russes jettent une nouvelle ombre sur la prochaine visite du président américain en Israël, d'où proviendraient les renseignements au cœur de l'affaire. La divulgation de ces derniers ferait poser des menaces sur la sécurité d'une source bien informée.

Selon le général, MM. D'après le général, Donald Tump et Sergueï Lavrov ont passé en revue "les menaces posées par des organisations terroristes à nos deux pays, y compris les menaces pesant sur l'aviation civile". De son côté, Doug Andres, le porte-parole de Paul Ryan (le président républicain de la Chambre des représentants) a réagi: "nous n'avons aucun moyen de savoir ce qui a été dit, mais la protection des secrets de notre nation est cruciale".

Le président russe Vladimir Poutine a assuré mercredi que son homologue américain, Donald Trump, n'avait pas transmis de secrets au chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov lors de leur entretien du 10 mai à Washington, et il s'est dit en mesure de le prouver.

D'après une autorité américaine qui s'est confiée à Washington Post, Trump a " partagé plus d'informations que ne l'ont fait les services de renseignement avec leurs alliés ". Deux commissions parlementaires s'intéressent également à la Russie, soupçonnée d'ingérence dans la campagne américaine.

Une semaine après le limogeage chaotique du patron du FBI, le président américain est accusé d'avoir été trop bavard avec des diplomates russes. Mais les données communiquées "pourraient être utilisées pour déduire des sources et méthodes qui n'ont pas directement été révélées".

A cet égard, trois responsables de l'administration Trump ont confié au New York Times que le président américain, indifférent aux briefings de ses services, n'avait pas de connaissance suffisamment fine du travail de renseignement pour en livrer des sources ou des méthodes. En revanche, cela risque d'impacter ces relations avec les États alliés aux États-Unis, en plus de mettre possiblement en danger les sources qui ont récolté les informations concernant l'EI. "Pour des raisons humanitaires et parce que je veux que la Russie s'implique davantage dans la lutte contre le terrorisme et l'Etat islamique ", a justifié Donald Trump sur Twitter mardi matin, confirmant implicitement une partie des informations reprises par tous les grands médias américains. Et nous ne voulons rien avoir à faire avec ce n'importe quoi.

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