Une usine du constructeur Renault à l'arrêt lundi en France — Cyberattaque globale

Evrard Martin
Mai 16, 2017

"Ils sont en train de tout remettre en place et logiquement, mardi, il ne devrait plus y avoir de soucis", a poursuivi ce responsable syndical.

Contactée par l'AFP, la direction de Renault n'était pas en mesure de répondre aux sollicitations. L'Agence France Presse a pu consulter un texto envoyé par les chefs d'équipe de l'usine de Douai, l'une des plus importantes du constructeur en France: "Suite à 'l'attaque' informatique de ce week-end, il s'avère que notre usine est touchée. La journée de travail de demain est donc annulée". Créée en 1970, elle occupe une superficie de 350 hectares, d'après le site internet de la marque au losange. Environ 800 véhicules sortent chaque jour des chaînes de montage, d'après le syndicat Force ouvrière.

"L'usine est à l'arrêt, mais le département emboutissage et la gare routière devraient fonctionner". "On n'est pas touché, on n'a rien reçu de la direction", a dit Samuel Beauvois, du syndicat SUD.

De son côté, un porte-parole au siège de Renault a confirmé que la production reprendrait mardi matin à Douai et assuré que 90% des usines du groupe dans le monde fonctionnaient normalement. Elle est fermée lundi de manière préventive: "Nos équipes informatiques travaillent aujourd'hui sur le site, ainsi que des salariés de la logistique car l'approvisionnement se poursuit, et va tout faire pour le sécuriser ", a déclaré un responsable de la communication de l'usine.

Concernant l'Europe, un porte-parole de Renault en Espagne a indiqué qu'il n'y aurait pas de fermeture d'usines dans le pays.

Le constructeur figure parmi les entreprises victimes de la prolifération du virus WannaCry, un "rançongiciel" qui a bloqué plus de 200.000 ordinateurs dans le monde, apparemment surtout des appareils jugés trop obsolètes pour être mis à jour ou des machines difficiles à corriger sans perturber les opérations - hospitalières ou manufacturières - dans lesquelles elles étaient engagées.

Le site Dacia de Pitesti, en Roumanie, a par exemple été partiellement arrêté durant le week-end, ainsi que celui de Novo Mesto (Slovénie), qui a lui aussi été affecté.

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