Vers une reprise de l'activité des usines Renault lundi — Cyberattaque

Xavier Trudeau
Mai 15, 2017

Des sites de production du groupe automobile Renault ont été mis à l'arrêt samedi en France en raison de la vague de cyberattaque mondiale, qui a touché l'entreprise, a-t-on appris auprès de la direction. Cette attaque informatique sans précédent, survenue vendredi dans plusieurs dizaines de pays dans le monde, a obligé le constructeur automobile français et ses partenaires à stopper des chaînes de montage, en France et à l'étranger. Selon une source syndicale, l'usine de Sandouville (Seine-Maritime), qui emploie 3.400 salariés, est notamment concernée.

"Nous sommes impactés par cette cyberattaque, la production de nuit a été touchée mais heureusement ce week-end il n'y avait pas de production complète prévue, seulement une production marginale dans l'emboutissage", a expliqué à l'AFP le responsable communication de l'usine.

Un porte-parole de la filiale de Renault en Slovénie, Revoz, a déclaré à l'AFP que les ordinateurs de l'usine de Novo Mesto ont été touchés, entraînant un arrêt de production. "Mauvaises surprises" lundi matin?

D'après les médias locaux, des dizaines de pays dans le monde, dont le Royaume-Uni, l'Australie, l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, la Roumanie, le Vietnam, le Japon, les Philippines et la Russie, ont été touchés par cette vague d'attaques informatiques de grande ampleur. "Ils ont essayé de la faire repartir mais elle est pour l'instant à l'arrêt", a-t-il dit. Selon lui, de nouveaux cas pourraient par ailleurs survenir dans les prochaines heures, voire dans les prochaines jours.

L'enquête, ouverte dès vendredi 12 mai au soir, porte sur les chefs "d'accès et maintien frauduleux dans des STAD (services de traitement automatisés des données), entraves au fonctionnement de STAD, extorsions et tentatives d'extorsions", a-t-on indiqué.

L'attaque récente est d'un niveau sans précédent et exigera une investigation internationale complexe pour identifier les coupables. Concrètement, le logiciel malveillant verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d'argent sous forme de monnaie virtuelle bitcoin pour en recouvrer l'usage. La Banque centrale russe a annoncé samedi que le système bancaire du pays avait été visé par la cyberattaque, ainsi que plusieurs ministères, et que les pirates avaient tenté de forcer les installations informatiques du réseau ferroviaire.

Le géant américain de livraison de colis FedEx et la compagnie de télécoms espagnole Telefonica ont aussi été affectés.

L'Agence nationale (française) de la sécurité des systèmes d'information (Aussi), n'était pas immédiatement joignable pour commenter ces développements.

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