Changement climatique: les États-Unis se retirent de l'Accord de Paris

Evrard Martin
Июня 3, 2017

Cet accord est entré en vigueur un an plus tard, en novembre 2016.

"Un bras d'honneur à la planète".

Le Washington Post, qui tentait d'analyser la décision de Donald Trump jeudi soir, estime que le président américain s'est vengé de cette poignée de main lorsqu'il a fait référence à la capitale française pendant son discours sur le retrait de l'accord.

Montrée du doigt, isolée sur la scène internationale, la Maison Blanche a défendu vendredi son retrait de l'accord de Paris sur le climat, tout en refusant obstinément de dire si Donald Trump croyait en la réalité du changement climatique.

L'objectif est de contenir le réchauffement climatique "bien en-dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels".

Barack Obama a amèrement regretté l'arbitrage de son successeur, mais gardait espoir que "nos Etats, villes et entreprises seront à la hauteur et en feront encore plus pour protéger notre planète pour les générations futures". Il a ajouté que les dispositions de l'accord auraient pu entraîner la perte de millions d'emplois, mentionnant notamment les industries de l'automobile, du ciment, du charbon et du gaz naturel. "Mais comme l'a reconnu le président, certains éléments de l'accord n'étaient pas équitables pour les industriels américains", a déclaré Ross Eisenberg, de la Fédération nationale de l'Industrie (National Association of Manufacturers).

"Ce coup d'éclat du président Macron tranche avec l'excès d'optimisme affiché à l'issue du G7 de Taormina samedi dernier, disant avoir " bon espoir " que Donald Trump confirmerait l'engagement américain sur les accords de Paris et faisant assaut d'amabilité à l'égard d'un dirigeant qu'il jugeait " pragmatique " et " ouvert ". Seulement trois pays ont refusé de signer: le Nicaragua, qui considérait que l'accord n'allait pas assez loin, la Syrie et la Corée du Nord.

Donald Trump a respecté sa promesse à l'égard de son électorat et de leurs régions. En effet, la condamnation est unanime dans quasiment toutes les capitales du monde. Les États-Unis font ainsi cavalier seul face à 194 pays. C'est un premier accord universel sur le climat qui tend à préserver l'écologie mondiale et la protection de l'environnement.

Les Etats-Unis se retirent donc de l'accord de Paris. "On ne peut s'asseoir et simplement ne rien faire alors que des personnes tombent malades et meurent, spécialement lorsque l'on sait qu'il y a d'autres moyens d'agir", prévient-il.

Un message repris par Miguel Arias Cañete, commissaire européen à l'Energie et auClimat, rappelant que le monde pouvait "compter sur l'Europe" [El Pais]. Sachant que de toute façon il n'ya pas de renégociation possible, "pas de plan B car il n'existe pas de planète B " a martelé le président français Emmanuel Macron.

Le président français Emmanuel Macron a même appelé les scientifiques, ingénieurs et entrepreneurs américains à venir travailler en France sur "des solutions concrètes" pour le climat.

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