Donald Trump applaudi par les 4 États arabes qui font front — Qatar

Evrard Martin
Июня 11, 2017

Trump s'est montré plutôt aligné avec l'Arabie Saoudite et ses alliés depuis qu'il est entré en fonction.

Ses commentaires de vendredi l'ont clairement positionné dans le camp de l'Arabie Saoudite, de l'Égypte, des Émirats arabes unis et du Bahreïn, lesquels ont coupé les ponts avec le Qatar cette semaine en l'accusant de promouvoir le terrorisme. Les personnalités dont les noms sont cités dans la liste établie par l'Arabie Saoudite, l'Egypte, Bahreïn et les Emirats arabes unis sont majoritairement estampillés Frères musulmans.

"Ce blocus a des conséquences humanitaires", a-t-il ajouté alors que le Qatar affirme de son côté pouvoir... Un séisme diplomatique survenu 15 jours à peine après une visite à Ryad de Donald Trump, qui avait alors demandé aux pays musulmans d'agir de manière décisive contre l'extrémisme religieux. Il a cependant appelé l'émir à "faire davantage", et à "le faire plus vite".

"Juste avant lui, Rex Tillerson, avait appelé l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe à alléger le blocus imposé au Qatar, affirmant qu'il gênait la lutte contre Daech dans la région".

Le Qatar abrite deux infrastructures militaires utilisées par les Etats-Unis: la base aérienne qatarie d'Al-Oudeid et le camp américain d'As-Saliyah. "Cette liste contient des noms de personnes qui n'ont aucun lien avec le Qatar, qui n'y vivent pas et qui peut-être ne s'y sont jamais rendues", a renchéri le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohamed Ben Abderrahmane Al Thani, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue allemand Sigmar Gabriel, à Wolfenbütten, dans le nord de l'Allemagne.

Le chef de la diplomatie a été chargé par le président de désamorcer la dispute régionale, que le secrétaire d'Etat a qualifiée de "préoccupante pour les Etats-Unis, pour la région et pour les nombreuses personnes touchées ".

Il est crucial que les Etats du Conseil de coopération du Golfe se concertent pour mettre fin à la crise, a-t-elle ajouté.

A quelques heures d'intervalle, Rex Tillerson a assuré que les mesures prises par certains pays arabes contre le Qatar mettaient en péril l'intervention américaine contre Daesh, alors que Donald Trump s'attribuait cette même décision. Doha a dénoncé des accusations "sans fondements ".

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