Emmanuel Macron: "Nous avons évoqué le cas des personnes LGBT en Tchétchénie"

Amand Boissieu
Juin 1, 2017

Vladimir Poutine a dit lundi à Emmanuel Macron que "des mesures" pour faire la "vérité complète" sur les accusations de répression d'homosexuels en Tchétchénie avaient été prises, a affirmé le président français lors d'une conférence de presse conjointe à Versailles. Un premier rendez-vous très attendu entre les deux chefs d'Etat.

Selon le président de SOS Homophobie, Joël Deumier, l'accueil de ce réfugié tchétchène en France serait le premier d'une longue série.

"Le président de la République a ensuite introduit les " sujets plus bilatéraux (...) qui touchent à nos valeurs et à nos opinions publique", indiquant qu'il avait rappelé à Vladimir Poutine " l'importance pour la France du respect de toutes les personnes, de toutes les minorités et de toutes les sensibilités dans la société civile", à savoir " le cas des personnes LGBT en Tchétchénie " et des " ONG en Russie ". Des révélations qui, à l'époque, avait fait réagir le candidat Macron.

Selon le journal russe Novaïa Gazeta, les autorités de Tchétchénie, où l'homosexualité est totalement taboue, ont arrêté plus de cent homosexuels et incité leurs familles à les tuer pour "laver leur honneur".

Interrogé par Franceinfo, Joël Deumier, le président de SOS Homophobie annonce que ces arrivées vont "continuer", dénonçant la posture de la Russie sur le sujet: "On entend M. Poutine qui dit qu'il a lancé une enquête, que ce n'est pas vrai, qu'il n'y a pas d'exactions ni de crime contre les homosexuels".

Le président russe avait demandé trois jours plus tard aux pouvoirs judiciaire et sécuritaire de soutenir l'enquête diligentée par la déléguée des droits de l'Homme auprès du Kremlin. La Tchétchénie, dirigée par un autocrate sanguinaire, le président Ramzan Kadyrov, fervent soutien de Vladimir Poutine, fait partie de la Fédération de Russie. Et [ce lundi], oui, nous avons eu la confirmation qu'un homme homosexuel a vu sa demande de visa acceptée.

Ce lundi, au Trocadéro, un rassemblement sur l'esplanade des Droits de l'Homme a été organisé à l'appel d'Amnesty International, manière de rappeler à Emmanuel Macron ses bonnes promesses.

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