France: Sarnez, ministre des Affaires européennes quitte le gouvernement,

Amand Boissieu
Juin 21, 2017

La ministre des Armées Sylvie Goulard a annoncé sa démission.

Les enquêteurs vont devoir déterminer si d'éventuelles irrégularités ont été commises. Sur la période 2009-2014, une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du MoDem mais la réalité de cette seconde activité est contestée, selon une enquête franceinfo. Salarié comme député européen, ce dernier est soupçonné de n'avoir travaillé que pour le parti. La première dans l'affaire des assistants parlementaires MoDem, le deuxième dans celle des Mutuelles de Bretagne.

Le contenu de ces échanges, consultés par l'AFP, ne permettent toutefois pas d'établir avec certitude s'ils agissent avec leur casquette "MoDem" ou d'assistants.

"L'ex-eurodéputée MoDem Corinne Lepage salue " l'exemplarité de ce choix ".

Corinne Lepage l'a d'ailleurs écrit dans un livre sorti en 2014. La justice enquête pour savoir s'ils ont été ainsi rémunérés mais auraient, selon certains témoignages, en réalité travaillé pour le parti, le Modem.

De quoi mettre la pression sur les deux autres ministres MoDem. En tant que garde des Sceaux, il pourrait avoir accès à l'enquête le concernant. Emmanuel Macron "a entrepris de restaurer la confiance dans l'action publique, de réformer la France et de relancer l'Europe".

"Le Parisien" évoque "un redoutable piège qui se referme sur François Bayrou".

L'affaire des assistants parlementaires du MoDem peut-elle déstabiliser François Bayrou?

Un gouvernement au sein duquel il n'est "pas impossible" de retrouver de nouveaux membres venus des rangs des Républicains, a glissé le Premier ministre, qui poursuivrait ainsi l'opération de fracturation de la droite engagée par Emmanuel Macron. "Cette entreprise de redressement doit l'emporter sur toute considération personnelle", souligne le communiqué de Sylvie Goulard, une centriste qui avait été élue eurodéputé en 2009 et réélue en 2014.

Classée par le site Politico, avant sa nomination dans le gouvernement d'Edouard Philippe, comme l'une des personnes les plus influentes sur la place de Bruxelles, elle y a laissé le souvenir d'une députée extrêmement investie dans ses dossiers de membre de la commission des Affaires économiques et monétaires, tout en continuant à publier régulièrement des essais aux tonalités fédéralistes sur l'intégration européenne. Son maintien serait "plutôt un handicap pour Emmanuel Macron" pour 65% des sondés. La résistance de M. Bayrou n'aura donc duré que vingt-quatre heures de plus et, bien que sa démission ait été présentée comme le produit d'une réflexion intime du garde des Sceaux, il semble bien que le président de la République, comprenant qu'entre deux maux il fallait choisir le moindre, ait exercé de fortes pressions sur M. Bayrou pour qu'il consente enfin à se sacrifier.

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