Les réactions continuent à fuser à l'égard de Trump — Accord de Paris

Evrard Martin
Juin 3, 2017

La Russie ne reviendra pas sur sa décision de rejoindre l'accord de Paris pour lutter contre le changement climatique, et ceci en dépit de la décision de Donald Trump d'en soustraire les Etats-Unis. "Je prends mes décisions à Pittsburg et non à Paris", a déclaré le président américain, et pourtant le maire de Pittsburg assure lui aussi qu'il va tenir, qu'il maintiendra ses engagements pour la planète. Mais qu'en est-il réellement?

Elon Musk avait ainsi annoncé ses intentions avant même que la décision ne soit prise.

Les Etats Unis rejoignent donc la Syrie et le Nicaragua qui ont eux aussi refusé l'accord de Paris mais pas forcément pour les mêmes raisons [ndla: Le Nicaragua refuse l'accord car il ne va pas assez loin]. "Je pense qu'il est important que tout le monde reconnaisse que les Etats-Unis ont un bilan fantastique en termes de réduction de nos propres émissions de gaz à effet de serre". "Les leaders mondiaux ont imposé des mesures qui n'ont aucun impact sur les plus gros pollueurs". Il rappelle que la Chine s'est engagée sur un plafonnement de ses émissions, au plus tard en 2030, sans chiffrer la hauteur de ce pic. Ils pourront faire ce qu'ils voudront. Mais depuis la signature de l'accord de Paris, le pays a pris l'engagement d'inverser cette tendance d'ici 2030. Elle donne une indication sur le rôle que les Etats-Unis sous la direction de Donald Trump entendent jouer sur la scène internationale dans les années à venir.

Pour se retirer de l'accord, un pays doit le notifier par écrit au secrétariat de la Convention-cadre climat de l'Onu (CCNUCC), mais il ne peut le faire que trois ans après l'entrée en vigueur du texte, effective depuis le 4 novembre 2016.

Toujours selon le Washington Post, cet épisode insolite serait à l'origine de la petite phrase prononcée par Donald Trump jeudi, lorsqu'il affirme avoir été "par les citoyens de Pittsburgh, pas ceux de Paris". Mais il s'est trompé et a mal compris les conclusions des scientifiques. 195 pays s'engagent alors a limiter le réchauffement en-dessous de 2 degrés. Tout en déclarant que les Etats-Unis auraient dû rester partie au traité, le président Vladimir Poutine a estimé qu'il fallait s'assurer que sa mise en oeuvre ne créé pas du chômage et une augmentation de la pauvreté.

"On a appelé ça le réchauffement de la planète, le changement climatique, maintenant ils appellent ça une météo extrême, c'est nouveau, car la météo semble être un peu plus extrême". Donald Trump, "irrité" et "déconcerté" par la poigne solide du président français aurait provoqué, d'une certaine manière, "sa revanche".

Alors que les États-Unis auraient pu montrer l'exemple dans la lutte contre les changements climatiques, Donald Trump a décidé d'aller à contre-sens du progrès. "Trump lance un défi à la planète" en se retirant de l'accord, selon le Figaro. Le premier à s'exprimer aura été Emmanuel Macron. "Il n'y a pas de problème avec le climat ni l'accord de Paris", a insisté cette source.

Pétrole, banque, numérique. De nombreuses entreprises n'ont pas hésité à réagir au recul de la Maison blanche sur le sujet environnemental, affirmant qu'elles ne tiendront pas compte de la décision du président des États-Unis et continueront à oeuvrer pour l'environnement.

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