L'Europe y voit une "substance extrêmement"

Evrard Martin
Juin 19, 2017

Le bisphénol A (BPA) est une substance chimique de synthèse utilisée depuis plus de 50 ans, notamment dans l'industrie du plastique. Le MSC a accepté à l'unanimité son identification supplémentaire en tant que SVHC en raison de ses propriétés perturbatrices endocriniennes qui causent des effets graves pour la santé humaine et donnent lieu à un niveau de préoccupation équivalent au classement des substances CMRs -cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction (CMRs catégorie 1A ou 1B). Ainsi, depuis le 1er janvier 2015, le bisphénol A est interdit en France dans les contenants alimentaires, conduisant à une baisse significative du niveau d'exposition à cette substance.

Le ministère français de la Transition écologique a d'ailleurs diffusé un communiqué saluant la décision de l'ECHA. "D'un point de vue symbolique, c'est une grosse avancée ", s'est-elle félicitée.

Cette nouvelle mise au point de l'ECHA sur le bisphénol A " ouvre la possibilité d'en limiter l'usage, en conditionnant son utilisation à l'octroi d'une autorisation temporaire et renouvelable", explique de son côté l'Anses, l'agence française de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail, qui a porté le dossier à l'ECHA au nom de la France.

Cela pourrait aussi à terme déboucher sur de nouvelles restrictions dans l'utilisation du BPA dans les produits vendus sur le marché de l'UE, a noté Alice Bernard.

L'inscription du BPA sur la liste de l'ECHA des substances extrêmement préoccupantes ouvre également la possibilité que le BPA soit soumis à autorisation en tant que substance, conditionnant ses usages à l'octroi d'une autorisation temporaire et renouvelable, explique l'Anses.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL