Libye. La CPI réclame l'arrestation du fils de Kadhafi

Claudine Rigal
Juin 15, 2017

Qui pour juger Seif al-Islam?

La brigade qui détenait Seif al-Islam Kadhafi a assuré l'avoir libéré vendredi 9 juin, en vertu d'une nouvelle loi d'amnistie édictée par les autorités de l'Est libyen, lesquelles sont soutenues par les Émirats arabes unis et l'Égypte et rivales du gouvernement d'union nationale (GNA) installé à Tripoli.

Le mandat d'arrêt délivré à son encontre en 2011 pour crimes contre l'humanité est toujours en vigueur et la Libye est tenue de procéder immédiatement à son arrestation et le remettre à la cour indépendamment de toute prétendue loi d'amnistie en Libye a estimé Bensouda.

"Nous vérifions à l'heure actuelle ces informations et prenons les mesures qui s'imposent pour déterminer où se trouve M. Kadhafi", a précisé la procureure de la CPI.

Elle a invité les autorités libyennes, le Conseil de sécurité de l'ONU et les Etats concernés à transmettre tout renseignement pertinent dont ils disposeraient. Saïf al-Islam Kadhafi avait été capturé un mois après la mort de son père, en novembre 2011.

La procureure a également demandé "que soit immédiatement arrêté et remis à la Cour le suspect, M. Al-Touhami Khaled, également sous le coup d'un mandat d'arrêt" rendu public le 24 avril.

A Tripoli, nombreuses sont les voix qui se sont élevées pour fustiger sa libération eu égard au rôle qu'il aurait joué dans la répression des manifestants lors du soulèvement du peuple libyen en 2011. "Ayant été condamné par contumace le 28 juillet 2015", Seif al-Islam est toujours activement recherché et "doit comparaître devant la cour (.)" pour qu'elle lui signifie formellement sa condamnation, a indiqué Ibrahim Massoud Ali, du bureau du procureur général de Tripoli, dans un communiqué transmis lundi. Depuis détenu au secret, l'ex-dauphin du "Guide " est poursuivi à la fois par la CPI et par les autorités libyennes.

La CPI est le seul tribunal pénal international permanent chargé de poursuivre les plus hauts responsables de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

Au total, trois des sept fils de Kadhafi sont morts pendant le soulèvement.

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