Londres et l'UE entameront les négociations du Brexit le 19 juin

Xavier Trudeau
Juin 19, 2017

Elle pourra y préciser sa vision du processus de retrait.

Theresa May avait convoqué des législatives anticipées dans l'espoir d'obtenir un mandat "fort et stable".

"La communauté des affaires accepte entièrement cette décision", rappellent les signataires, bien que les milieux d'affaires n'aient pas caché, avant ce vote, leur souhait majoritaire d'un maintien du Royaume-Uni dans l'UE. "Je pense que ceci peut être géré avec profit et honneur pour les deux parties", a-t-il ajouté à propos de ces négociations que doivent entamer le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, et le ministre britannique du Brexit, David Davis, à 11H00 (9H00 GMT) à Bruxelles.

Londres est supposé quitter l'UE fin mars 2019, soit deux ans après le déclenchement officiel de la procédure de sortie par Mme May, le 29 mars.

"Partir nous donne l'occasion de doter le Royaume-Uni d'un nouvel avenir brillant, un avenir dans lequel nous serons libres de contrôler nos frontières, d'adopter nos propres lois et de faire ce que font les pays souverains", poursuit-il.

La Grande-Bretagne a officiellement notifié Bruxelles en mars qu'elle quittait l'Union européenne, ce qui veut dire que la sortie effective du bloc, plus important partenaire commercial de Londres, devrait intervenir en mars 2019.

Sur la négociation en elle-même, David Davis, qui fut un fervent avocat du Brexit lors de la campagne référendaire de l'an dernier, dit qu'il aborde ces discussions d'une "manière constructive" tout en sachant qu'elles seront "parfois difficiles". Puis sa réaction au terrible incendie de la tour Grenfell à Londres.

Le ministre des Finances, Philip Hammond, a apporté sa pierre à l'édifice chancelant dimanche en plaidant pour une transition en douceur pour éviter que la sortie du marché unique et de l'Union douanière ne s'apparente à un "saut du haut de la falaise".

Contactée par Reuters, une porte-parole de Davis s'est contentée de rappeler que le gouvernement britannique avait constamment dit que "régler le statut des citoyens de l'UE vivant au Royaume-Uni et des ressortissants du Royaume-Uni vivant dans d'autres Etats membres était (sa) première priorité pour les négociations".

Si l'économie britannique a jusqu'à présent résisté bien mieux que prévu, elle commence à montrer des signes de faiblesse et les investisseurs soulignent que les incertitudes actuelles les obligent à se préparer à toutes les éventualités, y compris celle de négociations se terminant sans accord.

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