Macron pour un pacte mondial — Environnement

Amand Boissieu
Juin 25, 2017

"Le processus qui nous attend pour faire ratifier ce pacte mondial (.) sera lent, difficile", a convenu M. Macron, en soulignant toutefois que "le monde ne peut pas attendre".

Emmanuel Macron promet de porter ce texte dont les promoteurs souhaitent qu'il devienne un traité international, devant les Nations unies dès septembre.

"Less talk, more action" ("moins de paroles, plus d'action"), a résumé le Français Laurent Fabius, ancien président de la COP21, la conférence de l'ONU qui a scellé l'accord de Paris sur le climat en 2015, en empruntant à l'acteur américain Arnold Schwarzenegger l'une des ses formules préférées.

C'est lors de cette rencontre internationale qu'a été présenté l'avant-projet du "pacte mondial pour l'environnement", élaboré à l'initiative du think tank français le Club des juristes en collaboration avec quelque 80 experts originaires de 40 pays du monde.

"Sur la base de cet avant-projet de pacte mondial pour l'environnement, je m'engage non pas simplement à venir faire un discours (.) mais à agir", a souligné le chef de l'État, en conclusion d'une journée consacrée à la présentation de ce texte qui vise à affirmer de grands principes comme celui de pollueur payeur, celui de réparation ou celui de précaution.

Le texte, composé de 26 articles, reprend des grands principes juridiques déjà adoptés dans d'autres déclarations internationales sur l'environnement, tels que le principe du pollueur-payeur, le droit à un environnement sain, le droit d'accès à l'information, le principe de non-régression, etc.

"Je suis votre serviteur pour soutenir cette initiative", a pour sa part lancé le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.

"J'ai souvent déploré qu'au-delà de nos efforts, nos institutions internationales, nos démocraties et notre droit ne s'étaient pas adaptés au fil du temps aux enjeux du long terme", a-t-il dit.

Il a assuré que son collègue des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait décidé de mobiliser "prioritairement la diplomatie française sur ce sujet-là".

M. Hulot a rappelé qu'au niveau national, il présenterait le 5 juillet son "plan d'action sur le climat". C'est "évidemment une des priorités de mon nouveau job", a-t-il confié avant de susciter les rires de l'auditoire en plaisantant: "J'espère que ce ne sera pas seulement un job d'été!"

Paris et le réseau de maires de l'association C40 "s'engagent à vos côtés, c'est acquis", a aussi déclaré Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente du C40 (réseau de 91 villes engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique). "Il faut aller droit au but et rapidement, tant il y a urgence", a-t-elle estimé.

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