" Make our planet great again ". Macron détourne le slogan de Trump

Evrard Martin
Июня 3, 2017

Les Etats-Unis désormais isolés sur la scène internationale après leur retrait de l'accord de Paris sur le climat, l'UE et la Chine se sont affichées comme les nouveaux porteurs de flambeau de la diplomatie climatique. Il n'y a pas de retour en arrière sur les accord de Paris, a pour sa part déclaré Jean-Claude Juncker le président de la Commission européenne.

L'accord, signé par 195 pays en décembre 2015, avait prévu une possibilité de sortie pour les Etats membres. Même l'Association mondiale du charbon (WCA) pour qui l'Accord de Paris était un arrêt de mort n'a pas crié victoire mais a plutôt appelé à une renégociation de l'Accord. Des accords ayant pour but d'inciter les pays à communiquer sur leurs objectifs de réduction d'émission de gaz à effet de serre, et à mettre à la disposition des autres membres signataires des données complètes de relevés et d'analyse, dans un souci de transparence.

"Dans une interview accordée ensuite au JDD, Emmanuel Macron a qualifié sa poignée de main avec M. Trump de " moment de vérité ".

Allant jusqu'à aimer les mineurs américains, puis accuser l'Inde et la Chine de profiter allègrement de l'accord et l'argent des USA, le président américain s'est clairement positionné en total opposition avec la réalité ou au moins une partie notamment en mettant en avant des données erronées, pour ne pas dire fausses. Or, les Etats-Unis n'ont versé qu'un milliard des 3 milliards de dollars promis à ce fond de l'ONU pour le climat.

"Macron est peut-être nouveau dans le jeu politique, mais, bon sang, il sait comment y jouer", conclut l'article. De la même manière, il a répété plusieurs fois qu'il voulait renégocier l'accord, mais il n'a donné aucune piste sur ce qu'il comptait proposer. Elon Musk, fondateur de Tesla et SpaceX, ainsi que Bob Iger, le PDG de Disney, ont remis leur démission au Président.

Mais aussi les patrons Twitter, Goldman Sachs.

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Le porte-parole des Nations unies a évoqué une "grande déception". Par exemple, le gouverneur de New-York compte publier un décret marquant l'engagement de son État à respecter les termes de Paris. Les emplois plutôt que le climat, la formule est applaudie par les républicains, elle fait hurler les démocrates.

La résistance ne s'est pas fait attendre non plus parmi les élus: les maires de 75 villes représentant 42 millions d'habitants et les gouverneurs de 12 États abritant 102 millions d'Américains ont condamné la décision de Trump.

" L'heure est venue de quitter l'accord de Paris ", a lancé le président américain jeudi dans les jardins de la Maison Blanche dans un long discours - parfois confus - au cours duquel il a par moment retrouvé les accents de sa campagne électorale.

" C'est un camouflet et un désastre pour l'humanité " déclarait hier Emmanuel Macron.

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