Gaétan Barrette: "C'est une entente assez historique"

Evrard Martin
Juillet 17, 2017

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé dimanche que plus de 300 millions pourront être économisés annuellement en médicaments génériques au Québec en vertu de cet accord de cinq ans intervenu avec l'Association canadienne du médicament générique. C'est du jamais vu.

L'entente se déploiera sur cinq ans et fera réaliser des économies de plus de 1,5 G$ de dollars aux contribuables québécois, ce qui représente plus de 300 M$ annuellement.

Les sommes économisées seront entièrement réinvesties en santé, a promis le ministre, qui n'a pas voulu s'avancer sur les services et les activités qui pourraient en bénéficier.

Les médicaments génériques - généralement moins chers que les médicaments d'origine - représentent pour le régime public d'assurance médicaments une dépense annuelle d'environ 800 millions $ au Québec, a précisé M. Barrette.

"Est-ce que c'est le prix le plus bas que nous pourrions payer? Peut-être que non. Mais le prix à payer pour avoir ce prix plus bas aurait pu être une perte d'emplois", a relevé le ministre.

Or, selon le ministre Barrette, le Québec est dans une situation très différente de la Nouvelle-Zélande puisque la province abrite une industrie pharmaceutique que le gouvernement cherche à protéger. Elle permet aussi d'éviter l'application du processus d'appel d'offres permis par la loi 81 visant à réduire le coût de certains médicaments couverts par le Régime général d'assurance médicaments en permettant le recours à une procédure d'appel d'offres.

"Avec cette entente de principe, le Gouvernement du Québec reconnait clairement la valeur de la contribution de l'industrie du médicament générique au système de santé et à l'économie du Québec ainsi que l'importance de s'assurer que des incitatifs existent pour encourager les fabricants de médicaments génériques à investir pour apporter de nouveaux produits génériques à moindre coût au Québec et au Canada". "Nous espérons que cette entente générera des économies comme prévu, mais assurera également à la population québécoise un accès aux médicaments sans crainte de ruptures d'approvisionnement".

L'Ordre des pharmaciens du Québec s'est de son côté dit "heureux qu'une entente ait été conclue entre le ministère et l'industrie" dans une déclaration transmise par courriel. Les modalités de l'entente entreront en vigueur dès le 1er octobre 2017. "L'Ordre rappelle qu'un médicament non approprié sera toujours trop cher pour la collectivité et les patients".

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