Le Drian a-t-il lâché (définitivement) la Défense — Affaire de Villiers

Claudine Rigal
Juillet 20, 2017

"C'est considérable", souligne l'ancien président de la région Bretagne.

En outre, il souhaite faire en sorte que tout le système public français "accompagne les entreprises à l'exportation", en renforçant et recentrant les sept filières sectorielles mises en place par Laurent Fabius lorsqu'il était au Quai d'Orsay et en mettant en place un guichet unique dans les régions. Dans un entretien donné aux Echos, ce jeudi, le désormais ministre des Affaires étrangères rend hommage au général de Villiers, mais prend la défense d'Emmanuel Macron, engagé depuis une semaine dans une crise avec l'état-major.

" C'est un grand soldat, d'une très grande intégrité, d'une très grande intelligence". "Je respecte sa décision", déclare au quotidien économique Jean-Yves Le Drian. Et l'ex-locataire de la Défense, d'ajouter, déjà nostalgique: " On a eu des moments de joie, de passion, j'ai beaucoup d'estime pour le général de Villiers.

Après cinq ans passés à la tête du ministère de la Défense, sous le quinquennat de François Hollande, Jean-Yves Le Drian connaît mieux que personne la psychologie des armées. Il y a encore quelques mois, la version d'avant l'ère Macron de Jean-Yves n'aurait rien trouvé à redire à Pierre de Villiers, il aurait pris fait et cause pour lui.

En 2014, le Breton prenait même la plume pour réclamer la préservation du budget alloué aux armées, avertissant l'alors Premier ministre Manuel Valls des risques d'éventuelles coupes: " La Défense ne peut absorber une perte de crédits en 2014, ni sur sa masse salariale, ni sur (les) crédits de fonctionnement, qui se situent déjà au seuil de l'acceptabilité sociale".

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