Une île interdite aux femmes au patrimoine mondial de l'Unesco

Claudine Rigal
Июля 10, 2017

Certains intervenants dans le débat à l'Unesco se sont interrogés sur l'interdiction d'Okinoshima aux femmes, qui pourrait constituer une discrimination, mais la directrice du Centre du patrimoine mondial Mechtild Rössler a répondu qu'un précédent existe: celui du mont Athos en Grèce, également interdit aux femmes.

Les membres du Comité réunis à Cracovie (Pologne) ont voté dimanche 9 juillet pour l'inscription de l'île sacrée japonaise d'Okinoshima et des sites associés de la région de Munakata, ainsi que de la ville historique iranienne de Yazd sur la Liste du patrimoine mondial, selon le Twitter de l'organisation. Pour l'institution de l'ONU, l'un d'eux, l'île d'Okinoshima a une "valeur universelle exceptionnelle". Il accueille des visiteurs une fois par an, le 27 mai. Les femmes sont jugées "impures" depuis des siècles en raison de leurs menstruations. Les autres jours, elle n'est habitée que par un seul prêtre shintoïste.

Il est à noter que le classement ne changera rien aux règles de l'île et que les visites seront régulées de façon très stricte, a précisé le journal The Mainichi.

Quant au gouvernement nippon, il s'est naturellement félicité de l'ajout de ce 17e site national par l'UNESCO. Le ministre des Affaires étrangères Fumio Kishida a souligné dans un communiqué que l'île, "unique et précieuse", avait été depuis les temps anciens un lieu d'échanges avec l'étranger et qu'elle abrite de nombreux objets qui en témoignent.

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