Corée du Nord. Aubaine pour Guam ?

Claudine Rigal
Août 13, 2017

Le territoire de Guam est un point-clé de la stratégie mise en place par les États-Unis afin d'asseoir leur influence dans l'océan Pacifique.

Sa position est stratégique, au cœur des îles Mariannes, à seulement 3370 kilomètres de la péninsule coréenne. Depuis les années 1990, elle est l'une des rares bases dans la région à pouvoir accueillir le B-2, un avion bombardier de l'US Air Force, ainsi que des porte-avions de l'US Navy. "Aucun missile ne va atterrir sur Guam", estime Carl Peterson, membre de la commission des forces armées de la chambre de commerce de Guam. Pour elles, la menace est bien réelle: "J'ai eu très peur dernièrement, pour être honnête" nous explique Cassy.

Selon le plan annoncé en détail, les missiles Hwasong-12 qui seront lancés par l'armée populaire nord-coréenne, parcourrons 3.357 km et tomberont à 30-40 au large de l'île Guam. De Pyongyang à Guam, il y a 3.400 kilomètres. La précision des missiles reste toutefois à démontrer.

Des habitants de Pyongyang à un rassemblement organisé le 9 août 2017 pour contester l'adoption d'une nouvelle résolution onusienne contre la Corée du Nord. D'après ce rapport, le régime communiste a réussi à adapter la taille de ses têtes nucléaires pour les placer sur ses missiles intercontinentaux.

Jenna Gaminde, la porte-parole de la Sécurité intérieure de l'île, a assuré au Guam Daily News qu'en cas d'attaque nucléaire, les habitants seraient immédiatement prévenus par des sirènes localisées dans tout le territoire. Il peut sortir de l'atmosphère terrestre et intercepter des missiles balistiques à haute altitude. Il s'ajoute aux déploiements de deux destroyers Aegis antimissile dans le Pacifique occidental pour faire face à un éventuel lancement de missile balistique par Pyongyang. Elle a été colonisée par l'Espagne du XVIe siècle jusqu'à sa cession aux Etats-Unis en 1898, après la guerre hispano-américaine. Elle sera envahie par le Japon en décembre 1941, dès le début de la guerre du Pacifique, et libérée en juillet 1944.

Une île espagnole puis américaine. Ils ne peuvent pas participer aux élections américaines, et le seul représentant de l'île au Congrès n'a pas le droit de vote sur les textes de loi. Ce territoire figure d'ailleurs sur la liste de l'ONU des territoires non-autonomes à décoloniser. Pourtant une indépendance pourrait déséquilibrer l'économie du territoire. Près de 45.000 habitants reçoivent une aide alimentaire et bénéficient du système de santé publique.

Des bombardiers lourds à longue portée, des chasseurs et des sous-marins s'y trouvent et participent sur une base régulière à des démonstrations stratégiques de forces.

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