La Moselle touchée à son tour — Oeufs contaminés

Evrard Martin
Août 12, 2017

Le 28 juillet, un élevage de volailles du Pas-de-Calais a été mis sous surveillance après signalement par l'éleveur de l'utilisation de fipronil par son fournisseur d'antiparasite. Son exploitation située dans le Pas-de-Calais a été placée sous surveillance. Le Fipronil a pénétré l'organisme de ces dernières et s'est ensuite très naturellement transféré dans leurs œufs. Mais il ajoute que "seules les analyses engagées permettront de déterminer si le niveau de contamination de ces produits est susceptible de présenter un risque pour la consommation". Situés dans la Vienne et dans le Maine-et-Loire, ils ont acheté respectivement 30 000 œufs et 200 tonnes d'œufs. Trois sont déjà connus. En cause: les premiers bulletins d'analyse fournis à l'origine le mercredi 2 août par les services néerlandais à la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) des Côtes-d'Armor ne correspondaient pas aux lots d'œufs suspects reçus par Leader Price. mais à d'autres produits. "FR" indique que l'oeuf a été produit en France.

Cette traçabilité sera assurée à la fois sur les établissements d'ovoproduits et sur les établissements producteurs d'aliments à base d'œufs et d'ovoproduits. "Nous souhaitons prendre une initiative au prochain conseil des ministres de l'Agriculture en septembre à Tallin (Estonie) pour mesurer l'ampleur de cette affaire", a dit Stéphane Travert. La filière la production de viande poulet n'est pas atteinte. La France en compte 80.

Par ailleurs, la liste de pays touchés s'est encore allongée ce vendredi. Les livraisons ont eu lieu entre le 11 et 26 juillet.

Quinze pays de l'Union européenne, ainsi que la Suisse et Hong Kong, sont pour l'instant touchés par la crise des œufs contaminés, a annoncé hier la Commission européenne (CE). La rénion reunira les ministres et les agences de sécurité alimenatiaires des états. Les pancartes se sont déjà soulevées ce lundi 7 août en Hollande où des activistes ont manifesté contre l'abattage, par gazage au CO2, de 60 000 poules prévu dans une ferme de la province de Drenthe, au nord-est du pays.

Des tensions sont apparues entre Etats membres.

Pour l'heure, des investigations sanitaires sont toujours menées en France et dans les pays européens concernés.

La Belgique accuse les autorités sanitaires néerlandaises d'avoir eu connaissance du scandale dès novembre 2016 et d'avoir omis d'en informer les pays voisins. La Haye a réfuté toute accusation de négligence. Cet insecticide est utilisé contre les puces, les poux, les tiques, les cafards et les acariens. Patienter tout ce temps ou bien détruire l'entièreté de son élevage? Ce neurotoxique a été développé initialement par la société Rhône-Poulenc et commercialisé depuis 1993. Le groupe chimique allemand BASF en est propriétaire depuis 2003 suite à plusieurs rachats successifs. La NVWA note toutefois qu'en grande quantité la substance peut s'avérer nocive pour les reins, le foie et la glande thyroïdienne. Surtout, surtout, éviter la panique et la psychose des consommateurs, comme celle que l'on avait observée après le scandale des lasagnes au cheval en 2013. 68 notifications de suivi de la part d'autorités nationales ont été publiées sur le RASFF depuis l'alerte belge.

En Hollande, deux dirigeants "de l'entreprise qui a probablement appliqué le produit dans les élevages avicoles" ont été arrêtés.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL