L'Argentine choquée par le déni de grossesse d'une enfant de 10 ans

Evrard Martin
Août 13, 2017

En Argentine, une fillette de 10 ans ayant possiblement été violée par son oncle n'est désormais plus en position de se faire avorter. Toutefois, le parquet a estimé que l'avortement de la petite fille de 10 ans n'était pas possible en raison de l'avancement de la grossesse. La fillette, dont l'identité n'a pas été révélée, se plaignait de douleurs abdominales auprès de sa mère, qui l'a conduite à l'hôpital de Mendoza, où les médecins ont découvert une grossesse de 32 semaines (huit mois). Les sources policières mobilisées pour l'enquête ont révélé que son beau-père est soupçonné de l'avoir violé. Le procureur général Alejandro Gullé a indiqué que l'enfant n'avait jusqu'ici pas remarqué sa grossesse, possiblement de par sa corpulence déjà forte.

C'est après que sa nièce a été entendue par les autorités que l'oncle a fait l'objet d'une arrestation sur décision de la procureure en charge du dossier Cecilia Bignert. Des tests génétiques sont prévus pour confirmer ou infirmer un viol, et dans la situation où ce dernier serait avéré, le suspect serait alors condamné pour "abus sexuel aggravé".

L'avortement est interdit en Argentine, comme dans de nombreux pays d'Amérique latine, néanmoins, il est autorisé lorsque la grossesse est le fruit d'un viol ou qu'elle met en danger la vie de la mère. Les parents devront alors décider s'ils veulent prendre soin du bébé qui va naître ou le faire adopter.

Quelques heures après cette révélation, un autre cas a été signalé. Cette fois-ci c'est une fillette de 11 ans, enceinte de six mois, qui a été hospitalisée.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL