Le cardinal Barbarin reconnaît des "erreurs" — Pédophilie

Claudine Rigal
Августа 12, 2017

Il salue par ailleurs l'attitude pastorale du pape François sur les questions sociétales ou migratoires et sur la réforme de l'Église. Alors qu'il est cité à comparaître en septembre par des victimes de pédophilie, Mgr Philippe Barbarin, évêque de Lyon, a accordé ce samedi un entretien au quotidienLe Monde, dans lequel il revient sur sa gestion de l'affaire Preynat. Monseigneur Barbarin s'est alors tourné vers Rome pour demander ce qu'il devait faire à propos de faits anciens.

Cette affaire a valu au cardinal Barbarin d'être visé par des plaintes pour non dénonciation. "J'ai cherché à vérifier, et on n'a rien trouvé", assure encore le cardinal Barbarin. Je trouve injuste qu'on utilise le verbe 'couvrir', car ça veut dire: 'Tu sais qu'il se passe des choses et tu fais comme si tu ne savais pas'. "Comme l'ont dit et redit les magistrats du parquet, je n'ai rien couvert du tout". L'archevêque de Lyon explique en revanche qu'"aujourd'hui, on n'agirait plus comme ça". "C'est cela qui a été erreur, poursuit-il, la non-rétroactivité est une notion juridique, mais pas sociale". Certains disent que ce n'est pas possible, et qu'un pédophile recommence inéluctablement. Mais c'est une loi qui tombe en 2014. "C'est cela qui a été une erreur", assure le cardinal, qui reconnaît "une autre erreur", quand il a reçu les victimes: "pour elles, la souffrance est aussi brûlante qu'il y a trente ans, qu'au premier jour", admet-il.

"Ma réponse d'alors n'était pas à la mesure de l'enjeu", explique l'archevêque de Lyon, qui explique pour sa défense que les agressions sexuelles, quand elles lui ont été rapportées en 2007, "de façon informelle", dataient "d'il y a quinze ou vingt ans". Philippe Barbarin explique que le prêtre accusé a alors promis "qu'il n'y a rien eu depuis 1991".

Son "autre erreur" confessée au Monde concerne les victimes.

D'autres rapports

Discuter de cet article