Aung San Suu Kyi va sortir de son silence — Birmanie

Claudine Rigal
Septembre 17, 2017

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi ne se rendra pas à l'Assemblée générale des Nations-Unies: elle sera représentée par son second vice-président.

Aung San Suu Kyi "va parler de réconciliation nationale et de paix" dans une allocution télévisée le 19 septembre, a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement Zaw Htay. L'ONU a récemment dénoncé une "épuration ethnique" menée par la Birmanie, ayant fait fuir plus de 400 000 civils au Bangladesh.

"Les relations d'Aung San Suu Kyi avec les Rohingyas ont toujours été difficiles et cruelles", explique le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qui avait rencontré en 2012 à Berne la Prix Nobel de la paix qui est devenue la cheffe du gouvernement birman. Malades, blessés pour certains, affaiblis et affamés, les réfugiés arrivent complètement démunis dans une zone où les camps miséreux sont déjà surpeuplés.

À la pointe sud-est du Bangladesh, nation pauvre à majorité musulmane, les autorités locales et organisations internationales sont débordées la marée humaine.

Cette nouvelle flambée de violences dans l'Etat Rakhine, dans une région souvent en proie aux troubles, a commencé fin août avec des attaques de rebelles rohingyas contre la police birmane, qui ont déclenché une répression de l'armée.

La dirigeante avait annulé mercredi sa participation à l'Assemblée générale des Nations unies pour, selon son porte-parole, "coordonner l'assistance humanitaire". La réunion s'annonce divisée alors que la Chine, premier investisseur étranger en Birmanie, a exprimé publiquement son soutien à Naypyidaw.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL