Birmanie: Guterres veut l'arrêt des violences - Suu Kyi va sortir du silence

Claudine Rigal
Septembre 16, 2017

"Personne ne veut un retour à un régime militaire en Birmanie, personne ne veut un retour des généraux".

Les Nations-Unies accusent la Birmanie de nettoyage ethnique des Rohingyas.

"Nous devons soutenir" la dirigeante du gouvernement civil birman Aung San Suu Kyi "dans son leadership mais devons dire très clairement aux militaires" que "ceci est inacceptable", a-t-il dit lors d'une conférence de presse avec son homologue britannique Boris Johnson à Londres. Il a estimé qu'il s'agit d'un "moment crucial" pour cette "jeune démocratie émergente" et a assuré comprendre "la situation complexe dans laquelle se trouve Aung San Suu Kyi", prix Nobel de la paix.

Son porte-parole a annoncé mercredi que la dirigeante birmane a annulé son déplacement à quelques heures d'une réunion du Conseil de sécurité qui doit discuter, à huis clos, de la crise des Rohingyas. 370.000 exilés En un mois de temps, près de 370.000 Rohingyas ont fui Rakhine, dans l'ouest du pays, vers le Bangladesh.

L'ONU considère que les Rohingyas sont victimes d'une 'épuration ethnique' au Rakhine (aussi appelé Arakan), région historiquement en proie à des troubles communautaires et sujette à une nouvelle flambée de violences depuis fin août.

Copyright de l'image Getty Images Image caption Les membres de cette communauté Rohingyas se réfugient massivement au Bangladesh voisin. Des milliers d'autres seraient toujours sur les routes.

Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine.

Dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité, une dizaine de prix Nobel ont appelé mercredi les Nations unies à 'des actions audacieuses et décisives'.

" Nous espérons que le Conseil de sécurité va proposer des décisions substantielles et notamment un embargo sur les armes", a déclaré de son côté Phil Robertson de Human Rights Watch.

Mme Suu Kyi, qui avait été faite citoyenne canadienne honoraire en 2007, alors qu'elle était dissidente, soutient que son gouvernement fait face actuellement à une "insurrection", à du "terrorisme" et à la "désinformation" des médias étrangers.

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