Cédric Herrou placé en garde à vue pour "violences aggravées et séquestration"

Claudine Rigal
Septembre 13, 2017

Cédric Herrou a été convoqué à la gendarmerie de Breil-sur-Roya, mardi 12 septembre.

La Ligue des droits de l'Homme fait savoir que la figure de l'aide aux migrants dans la vallée de la Roya "fait l'objet d'une plainte pour violence aggravée et séquestration ".

L'azuréen a été placé en garde à vue puis transféré dans la foulée à la Police aux frontières de Menton et, ce mardi après-midi, à la caserne Auvare à Nice, où il se trouve toujours. Une "armada d'une quinzaine de policiers" s'est rendu chez lui pour une "énième" perquisition, précise le communiqué. La propriété de l'agriculteur a aussi été perquisitionnée après les accusations d'un passeur qu'il avait fait condamner en juillet, indique son avocat.

"C'est Cédric Herrou lui-même qui avait dénoncé aux autorités les manœuvres de ce passeur auprès des demandeurs d'asile venus chercher secours à son domicile!" Au tribunal, il avait souhaité se porter partie civile pour le tort que cela pouvait lui causer. "Mais sa demande de dommages et intérêts fut rejetée", ont rappelé ses soutiens, la LDH et Roya Citoyenne. Ils appellent la police à respecter les lois et les procédures en cas de plainte. "Cette convocation était un piège car il n'y avait pas de motif indiqué".

Septième garde à vue pour Cédric Herrou.

Cédric Herrou multiplie les passages chez les forces de l'ordre. Sa garde à vue a été prolongée de 24 heures et elle s'est terminée ce mercredi vers 15h30. "Sauf à vouloir le démolir et le harceler, je ne vois pas le fondement de tant de moyens d'enquête", a ajouté Maître Oloumi.

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