Chapeau, Monsieur Hazanavicius — "Le redoutable"

Pierre Vaugeois
Septembre 14, 2017

En 1967, Jean-Luc Godard achève le tournage de La Chinoise, avec Anne Wiazemsky, petite-fille de François Mauriac, dont il est tombé amoureux. Du Godard revisité à merveille par le réalisateur Michel Hazanavicius. Qu'on l'admire, qu'on l'ignore ou le méprise, il reste (et restera) l'un des grands modernistes du septième art tels Eisenstein, Murnau ou Welles. Ce dernier partage l'affiche avec la comédienne Stacy Martin ("La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil ") qui prêtera ses traits à l'ex-compagnon de Jean-Luc Godard. Le couple va traverser Mai-68 et vivre pleinement l'événement. Mais, avant tout, comment mener et estimer sa propre révolution?

Échaudé, sans doute, par l'échec de The Search, drame de guerre fraîchement accueilli en compétition à Cannes et un peu partout dans la foulée, Michel Hazanavicius revient avec Le Redoutable à un genre lui ayant souri par le passé, la comédie. Mais le film est émaillé de nombreuses nudités totales, et il y a une scène suggestive. Et puis il manque quelque chose.

Un vrai point de vue témoignant de sa transformation artistique et sa reconversion idéologique (le groupe Dziga Vertov est évoqué à toute vitesse et ses positions gauchistes ou pro-palestiniennes comme une provocation de plus). Une période d'adaptation qui, finalement, se passe bien.

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