Deux réfugiés rohingyas tués par des éléphants — Bangladesh

Claudine Rigal
Septembre 21, 2017

Londres appelle par ailleurs "les forces armées birmanes à prendre immédiatement les initiatives nécessaires pour mettre fin aux violences dans l'Etat de l'Arakan et protéger tous les civils ". Elle comptait dans la journée marcher sur l'ambassade birmane pour l'"assiéger". Seule une délégation de dix personnes a été autorisée à se rendre à la représentation diplomatique pour y déposer une pétition.

"C'est notre devoir religieux de dénoncer les massacres en Birmanie", a déclaré Abu Raihan, un ex-étudiant en école coranique venu d'une banlieue de Dacca pour se joindre à la manifestation.

Une crise humanitaire. Plus de 410.000 membres de cette minorité musulmane sont passés au Bangladesh depuis le 25 août pour échapper à une campagne de répression de l'armée birmane consécutive à des attaques de rebelles rohingyas.

La décision de Theresa May intervient alors que la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi s'est dite prête ce 19 septembre à organiser le retour des 421 000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh, sans pour autant apporter de solution concrète à ce que l'ONU dénonce comme une épuration ethnique.

Leur cause a soulevé une vague de solidarité dans le monde musulman.

Le gouvernement indien avait en effet soumis à la Cour suprême une déposition écrite dans laquelle il dit considérer que les réfugiés Rohingyas en provenance du Myanmar constituaient " une menace potentielle et très grave à la sécurité nationale", promettant de les expulser sous peu. Officiellement 16.000, on estime cependant à 40.000 le nombre de réfugiés rohingyas en Inde. Les autorités indiennes accusent " certains Rohingyas " d'entretenir des liens avec des groupes extrémistes.

Les Rohingyas démentent être de cheville avec des organisations jihadistes internationales. Cette annonce avait déclenché une pluie de critiques parmi les défenseurs des droits de l'Homme.

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