Emmanuel Macron arrive à Saint-Martin dans un climat tendu

Claudine Rigal
Septembre 13, 2017

Après Marine Le Pen et le Front National, d'autres membres de l'opposition ont critiqué l'ampleur de la réponse du gouvernement français à cette crise.

Condamnant également des "débordement inacceptables" suite à la catastrophe, le président a annoncé un "retour à l'ordre public".

Pour noircir le tableau, la sécurité reste difficile à assurer, confiait vendredi soir à Saint-Martin le major Mertz. Des "tentes gonflables" seront livrées pour assurer des cours.

Les ponts aériens et maritimes ont repris pour évacuer les plus vulnérables et acheminer du fret et des vivres. Environ 85 tonnes de nourriture, un million de litres d'eau et 2,2 tonnes de médicaments ont déjà été transportés.

Loin de ces images officielles, le président de la République était attendu de pied ferme sur l'île de Saint-Martin.

Des listes de tous ceux qui veulent partir seront "constituées", avec une priorité donnée "aux personnes les plus fragiles et dont les logements seraient inhabitables" a précisé la veille le Premier ministre Edouard Philippe. "La gestion de l'État français? On n'a pas du tout été soutenus", a-t-il insisté.

Dans le minuscule aéroport de Grand-Case, unique porte de sortie d'une île coupée du monde, seuls les habitants les plus fragiles - femmes enceintes, enfants, personnes âgées - étaient évacués à destination de la Guadeloupe voisine.

À Saint-Martin et Saint-Barthélémy, touchées mercredi 6 septembre, l'ouragan laisse derrière lui un sillage de destruction.

L'ouragan a fait quatre morts dans la partie française de l'île franco-néerlandaise de Saint-Martin, selon un bilan revu à la baisse par la France. En Floride, le dernier bilan humain fait état de deux victimes décédées dans des accidents de la route.

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