Facebook fournit au Congrès les publicités financées par la Russie

Claudine Rigal
Septembre 22, 2017

Sa réaction le laisse supposer.

Le président américain Donald Trump a démenti une nouvelle fois les informations selon lesquelles certaines publicités achetées sur Facebook auraient servi les intérêts russes durant la campagne présidentielle de 2016 aux États-Unis.

Les autorités américaines enquêtent depuis des mois sur une possible influence de la Russie dans l'élection remportée en 2016 par Donald Trump. "Encore un coup des médias biaisés et malhonnêtes en faveur de Hillary la véreuse" (le surnom qu'il a donné à sa rivale pendant toute la campagne électorale).

Selon des informations parues précédemment, la société américaine Facebook aurait admis devant le Congrès le financement de certaines publicités sur sa plateforme en vue d'influencer la présidentielle de 2016.

Avec ces espaces, l'annonceur peut afficher des contenus sponsorisés -qui peuvent être des spots politiques par exemple- sur les pages d'internautes ciblés spécifiquement, grâce à des algorithmes, pour leur orientation politique, leur catégorie sociale ou leur pays d'origine.

Depuis cette révélation, la pression montait pour que Facebook fournisse ces contenus au Congrès, ce que Mark Zuckerberg a donc accepté: "Je refuse que quiconque utilise nos outils pour saper la démocratie", a déclaré jeudi le patron-fondateur du groupe. Cette somme correspond à l'achat d'environ 3000 annonces sur le réseau.

Facebook aurait fourni ces données à l'équipe de Robert Mueller, ancien directeur du FBI et procureur spécial chargé de l'enquête sur les soupçons d'ingérence russe dans la campagne présidentielle.

"Il sera important pour la commission de s'assurer de la rigueur de l'enquête interne de Facebook, de vérifier ses conclusions et de comprendre pourquoi cela lui a pris aussi longtemps pour découvrir" les contenus financièrement liés à la Russie, a ajouté l'élu démocrate de Californie.

"Nous ne savons pas par qui et comment est diffusée la publicité sur Facebook et nous ne nous en sommes jamais occupés", a affirmé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors d'un point-presse.

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