La Corée du Nord lance de nouvelles menace contre les Etats-Unis

Claudine Rigal
Septembre 12, 2017

Plus des sanctions internationales sont imposées à la Corée du Nord pour lui faire cesser ses programmes d'armement nucléaire et conventionnel et plus Pyongyang tente de les contourner, confirme un rapport d'experts de l'ONU publié ce week-end.

Depuis le récent essai nucléaire nord-coréen, présenté par Pyongyang comme un test de bombe H, les Etats-Unis réclament de nouvelles sanctions contre Pyongyang.

Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait précisé que la Corée du Nord pouvait avoir la capacité de mener une frappe sur les États-Unis et même sur l'Europe, "en quelques mois". Après deux essais nucléaires en 2016, Pyongyang a procédé à 14 tirs de missiles balistiques en 2017, dont deux intercontinentaux, rappellent les experts, dont le rapport a été finalisé avant un tir de missile à moyenne portée au-dessus du Japon à la mi-août et un essai nucléaire début septembre. L'information a été donné par l'Elysée qui qualifie les "provocations" de la Corée du Nord de "menace pour la paix et la sécurité internationale".

Les Etats-Unis ont demandé la réunion lundi du Conseil de sécurité afin de proposer au vote une résolution imposant des sanctions supplémentaires à la Corée du Nord.

Lire la suite sur LeParisien.frEssai nucléaire de la Corée du Nord: quels sont les enjeux?

"Je dirais oui immédiatement s'il était demandé (à l'Allemagne) de participer à des discussions", a déclaré Mme Merkel dans les colonnes de l'hebdomadaire allemand Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, prenant pour modèle les pourparlers entre l'Iran et six grandes puissances sur le nucléaire, menés en 2015.

"Il est ridicule de dire que les armes nucléaires de la Corée du Nord, la force dissuasive contre le chantage et la menace nucléaire américaine, puissent viser l'Europe", a ainsi expliqué le dignitaire nord-coréen, le 8 septembre. Elle doit également s'entretenir avec le président russe lundi.

Selon des diplomates, il prévoit un embargo " progressif " sur le pétrole destiné à Pyongyang et non plus un embargo total et immédiat comme le prévoyait le premier projet des Etats-Unis diffusé mercredi.

La Russie et la Chine, membres permanents du Conseil, pourraient toutefois s'opposer à ces mesures.

Nouvelles sanctions en vue.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL