La force du G5 Sahel, un projet mort-né ?

Claudine Rigal
Сентября 20, 2017

Les pays du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Tchad, Burkina Faso et Niger), vont profiter de l'Assemblée générale de l'ONU qui s'est ouvert lundi à New York, pour tenter d'obtenir les soutiens pour leur initiative de lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Malgré son intense lobbying, la France n'a pas réussi à convaincre de l'utilité de son initiative.

"Ça fait des mois des années qu'on parle des forces africaines de paix et là, c'est concret, c'est tellement concret que l'état-major de cette force conjointe a été installé". Pour Washington, la force du G5 Sahel est également difficile à concrétiser sur le terrain. Il leur manque encore plus de 515 millions de dollars pour rendre opérationnelle leur force conjointe de lutte contre le terrorisme.

Ils ont reconnu que le G5 Sahel constitue un rempart face aux risques d'expansion du terrorisme, de la radicalisation et de la criminalité transnationale organisée, vers le reste du monde, particulièrement l'Europe.

Ainsi s'appuyant sur les recommandations de la réunion extraordinaire des Ministres de la Défense du G5 Sahel, tenue à Bamako le 15 septembre dernier, les pays du G5 Sahel ont réitéré leur souhait de voir adoptée par le conseil de sécurité de l'Onu, une résolution dotant la force africaine d'un mandat onusien, mais également validant son budget à 423 660 656millions d'Euros. La France avait quant à elle annoncé une aide matérielle d'une valeur de 8 millions d'Euros et l'Union européenne, 50 millions d'Euros.

S'agissant du Mali, le président Macron a indiqué mardi à New York qu'il était nécessaire d'"apporter une réponse politique" à la crise malienne, soulignant la nécessité de mettre en œuvre l'accord de paix issu du processus d'Alger.

Dans le même temps, et alors qu'il s'exprimait lors d'une Concertation ministérielle de la francophonie sur " la Sécurité et le Développement dans un espace francophone solidaire " -organisée en marge des travaux de la 72e Assemblée générale des Nations unies- le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a fait savoir que le Maroc était disposé à soutenir les pays du Sahel dans le domaine de la formation des troupes et dans la sécurisation des frontières.

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